Hugo Oliveira est revenu jeudi sur la construction de son groupe, à deux jours de la réception du Paris Saint-Germain (samedi, 17h15). Lucide sur les effets de la trêve internationale, le technicien portugais estime que son équipe a perdu à Nice une partie de sa dynamique collective.
Profondément remanié à l’intersaison, l’effectif strasbourgeois se cherche encore. Battus sur la Côte d’Azur (2-1, les notes de la presse) dimanche dernier, les hommes d’Oliveira ont manqué de rythme et d’occasions. Un constat que l’entraîneur du Racing assume, en l’expliquant par une image venue de son pays.
« Je n’aime pas les excuses »
« C’est vrai que la trêve internationale a été longue. C’est un nouveau cycle, la préparation est difficile, avec beaucoup de joueurs qui sont partis et beaucoup de joueurs qui sont arrivés. Au Portugal, on dit que c’est comme construire un avion en même temps qu’on le fait voler. C’est la même chose », a confié Oliveira en conférence de presse d’avant-match jeudi.
« Mais c’est très intéressant, c’est un défi : réunir les joueurs qui arrivent autour d’une idée de jeu. Je pense que le process se développe positivement, mais la trêve a été longue et, comme beaucoup de joueurs reviennent de la trêve, on a perdu la dynamique collective. C’est le sentiment que j’ai eu à Nice : un résultat difficile à encaisser, parce qu’on a fait de bonnes choses mais aussi des choses où on doit être meilleurs », a-t-il ensuite détaillé.
Interrogé sur le faible nombre d’occasions créées face aux Aiglons, le coach strasbourgeois n’a pas cherché à se dérober. « Nous sommes une équipe protagoniste, une équipe qui aime le ballon, qui aime créer des occasions pour tirer et marquer. Mais à Nice, on a manqué un peu de dynamique. Je n’aime pas les excuses, mais la trêve internationale, le manque de fraîcheur physique et aussi mentale, les idées collectives… On a besoin d’améliorer la dynamique de l’équipe pour créer plus d’occasions de tirer et de marquer », a expliqué Oliveira.
Un groupe encore en rodage
Dont la clé passe, selon lui, par le temps et le travail au quotidien. « La connexion, la communication, entraînement après entraînement, les moments passés ensemble à l’académie, à parler, à regarder les images… On a besoin de temps. Et la trêve internationale a été difficile pour nous. Ce n’est pas une excuse, mais c’est vrai », a ajouté le technicien portugais, qui doit aussi régler le problème des points perdus après avoir mené au score.
Face à un Paris Saint-Germain lancé à pleine vitesse, le Racing devra donc voler sans filet ce samedi à la Meinau. Avec une consigne claire de son entraîneur : « rester humbles, travailler beaucoup, et avoir le courage de jouer notre jeu ».
📲 Suivez toute l’actualité du Racing sur notre chaîne WhatsApp « Direct Racing : Fil infos » : officialisations, compos, mercato, résultats. Rejoignez-la ici : https://whatsapp.com/channel/0029VbDRHZg6mYPNGvAPom34 (pensez à activer la cloche 🔔 pour recevoir les notifications).








