Alors que de nombreux supporters du Racing Club de Strasbourg ont exprimé leur agacement quant à l’absence de changements durant le match nul face à Lens (1-1), Gary O’Neil a tenu à clarifier ses choix en conférence de presse.
Le technicien anglais avait initialement prévu d’intervenir plus tôt dans la rencontre.
« Le plan de départ, c’était de faire un peu plus de changements plus tôt. Mais face à l’impact physique et à la qualité athlétique de Lens, cela nous a fait changer d’avis. »
Des choix dictés par le contexte
O’Neil a expliqué que la configuration de son banc a également pesé dans sa réflexion.
« On avait un banc rempli de milieux de terrain, mais sur le terrain il y en avait déjà beaucoup qui performaient. Je ne voulais pas faire des remplacements juste pour faire des remplacements. »
Contrairement au Racing Club de Strasbourg, Lens disposait d’un effectif au complet, ce qui a facilité les rotations côté nordiste.
« Ils avaient tout le monde disponible. Nous, ce n’était pas le cas. »
Le coach n’ignore pas la frustration des joueurs restés sur le banc.
« Je sais que certains peuvent être frustrés, car tout le monde veut jouer. Mais ils auront, je l’espère, des opportunités contre Reims, Auxerre ou en Coupe d’Europe. Nous pourrons faire tourner davantage. »
Des profils pas forcément adaptés
Concernant certains cas individuels, O’Neil s’est montré transparent.
Pour Gessime Yassine, il estime que le contexte du match n’était pas idéal :
« C’est un jeune joueur, un profil plus petit, qui vient de Ligue 2. Contre Lens, je pensais que cela aurait été difficile pour lui. Si nous avions vraiment dominé, peut-être que nous l’aurions fait entrer. »
Même constat pour Sebastian Nanasi :
« Je n’ai pas senti que son entrée aurait pu faire la différence ce soir. »
Une gestion assumée
Au final, O’Neil a défendu une approche pragmatique, soulignant que son équipe a retrouvé davantage de maîtrise après l’heure de jeu, notamment avec l’entrée de Lucas Høgsberg.
« L’idée était de faire des changements pertinents. Je ne voulais pas remplacer pour remplacer. »








