Les Ultra Boys 90, principal groupe de supporters du RC Strasbourg, ont annoncé lundi 18 août 2026 la suspension de leur « quart d’heure de silence », ce mode de contestation lancé il y a deux ans contre BlueCo et la multipropriété. Le groupe assure que son combat « ne s’arrête pas » mais « change de forme ».
Dans un communiqué publié sur ses réseaux, le groupe ultra du Racing a officialisé la fin — au moins temporaire — d’un symbole devenu central à la Meinau. Depuis deux ans, les Ultra Boys 90 observaient un silence de quinze minutes en début de match pour, selon eux, « alerter sur ce que BlueCo impose peu à peu au Racing » et sur « le danger que la multipropriété fait peser sur l’identité, l’indépendance et l’avenir des clubs ».
Un mode de contestation devenu « le sujet »
Le groupe estime que son message a « largement dépassé les murs de la Meinau », jusqu’à « la presse nationale et internationale » et « l’Assemblée nationale », où la multipropriété ferait désormais « l’objet de tentatives de régulation ». Mais les Ultra Boys 90 reconnaissent aussi que ce silence a été « trop souvent instrumentalisé », déplaçant le débat « du fond vers la forme ». « Continuer ainsi, c’était laisser notre silence devenir le sujet à la place de la multipropriété », écrivent-ils pour justifier ce changement de stratégie.
Un combat « qui ne s’arrête pas »
Le groupe insiste : la suspension ne signe pas la fin de la mobilisation. « Notre combat ne s’arrête pas, il change de forme », préviennent les ultras, qui se disent « tout aussi inquiets pour le Racing qu’au premier jour ». Ils annoncent vouloir continuer à dénoncer « la multipropriété et la mise sous tutelle » du club, tout en rappelant les « sanctions disproportionnées » visant les associations de supporters. La décision reste par ailleurs « réversible » : le silence pourra être « réintroduit si les décisions de la direction l’exigent ».
Le communiqué se conclut par un appel au rassemblement pour que « le Racing redevienne un club indépendant, populaire et différent », et par une formule désormais familière du groupe : « Le Racing existait avant BlueCo. Il existera après BlueCo. »











