Le sujet ne laisse personne indifférent. Alors que le Racing Club de Strasbourg a demandé le report de son déplacement à Brest, prévu le 12 avril, la question de l’équité sportive refait surface en Ligue 1. Une demande logique côté alsacien. Le match est placé entre les deux quarts de finale de Ligue Conférence face à Mayence (9 et 16 avril)
Objectif : souffler et maximiser les chances européennes. Mais ce type de démarche ne fait pas l’unanimité.
Lens monte au créneau
Dans un communiqué fort, le RC Lens a clairement affiché sa position après une demande similaire du PSG.
Le club nordiste dénonce une tendance de fond :
« un championnat de France progressivement relégué au rang de variable d’ajustement »
Un message clair, qui pointe un déséquilibre grandissant.
Lens insiste également sur les conséquences concrètes pour les clubs :
« être privé de compétition pendant 15 jours puis enchaîner tous les trois jours »
Une situation jugée incompatible avec les réalités de certains effectifs.
Une question d’équité
Au-delà du cas du Racing, le débat est posé.
Faut-il adapter le calendrier pour les clubs engagés en Europe ?
Ou préserver une stricte égalité pour tous ?
Lens tranche clairement :
« le respect de la compétition » doit primer !
Le Racing dans l’attente
Du côté de Strasbourg, la logique est différente. Toujours en course en Europe, avec un effectif diminué et un calendrier chargé, le club cherche à mettre toutes les chances de son côté.
La décision est désormais entre les mains de la LFP. Réponse attendue dans les prochaines heures Une chose est sûre : le débat ne fait que commencer.
L’intégralité du communiqué du RC Lens :
Le 6 mars dernier, la programmation de la rencontre opposant le Racing Club de Lens au Paris Saint-Germain a été arrêtée, officialisant un cadre auquel chacun était alors convié à se conformer.
Dans un esprit de responsabilité et de mesure, le Racing Club de Lens a, dès les premières sollicitations, fait connaître au Paris Saint-Germain son intention de ne pas voir cette date modifiée. Fidèle à une certaine idée de la stabilité sportive, le club avait également choisi de s’astreindre à toute communication publique sur ce sujet.
Cependant, la multiplication récente de prises de parole, d’interventions et de suggestions diverses nous conduit aujourd’hui à sortir de cette réserve.
Il nous apparaît en effet qu’un sentiment préoccupant tend à s’installer : celui d’un championnat de France progressivement relégué au rang de variable d’ajustement au gré des impératifs européens de certains. Une conception singulière de l’équité sportive, dont on peine à trouver l’équivalent dans les autres grandes compétitions continentales.
Modifier aujourd’hui la date de cette rencontre reviendrait, pour le Racing Club de Lens, à être privé de compétition pendant 15 jours puis enchainer des matchs tous les trois jours — un rythme qui ne correspond ni à celui défini en début de championnat, ni aux moyens d’un club qui pourrait absorber sans conséquence ce type de contraintes nouvelles.
Il serait donc entendu que le dixième budget du championnat devrait s’adapter aux exigences des plus puissants, au nom d’intérêts qui, manifestement, dépasseraient désormais le cadre domestique, lequel a déjà été allégé ces dernières saisons (L1 à 18 clubs, arrêt de la Coupe de la Ligue).
Au-delà de ce cas particulier, la question posée est plus essentielle : celle du respect dû à la compétition elle-même. Car il est permis de s’interroger lorsque, sur son propre sol, le championnat semble parfois relégué derrière d’autres ambitions, aussi légitimes soient-elles.
Le Racing Club de Lens demeure attaché à l’équité, à la clarté des règles et au respect de tous les acteurs. Des principes simples, pour un football français loyal et respecté.









