Le Racing quitte Toulouse avec une défaite (3-1) et beaucoup de regrets. Après la démonstration face à Auxerre, les hommes d’Hugo Oliveira n’ont pas confirmé au Stadium. Une fois encore, loin de la Meinau, la défense strasbourgeoise a craqué au plus mauvais moment.
Une première période sans réalisme
Le Racing a pourtant dominé. Avec le ballon (54 % de possession sur le match), plus de présence dans les duels, les Strasbourgeois ont fait le jeu pendant 45 minutes, sans jamais vraiment inquiéter Guillaume Restes. Martial Godo a réclamé un penalty à la demi-heure, en vain. Gessime Yassine et le capitaine Karim Coulibaly ont été avertis.
Juste avant la pause, Filip Jørgensen a d’abord sauvé les siens. Mais dans le temps additionnel, Santiago Hidalgo a ouvert le score sur le premier tir cadré toulousain (45+1′). Après une longue intervention de la VAR, le but a été validé, malgré les doutes sur une main et un hors-jeu.
Le Racing s’est coupé
Le Racing est bien revenu des vestiaires, en cherchant à se projeter plus vite. Mais à l’heure de jeu, Mark McKenzie a doublé la mise (56′), quelques instants après une parade de Jørgensen. Un coup dur, et les Strasbourgeois se sont éteints.
Hugo Oliveira a tenté de relancer son équipe avec un triple changement (62′) : Ortega, Amo-Ameyaw et Nanasi à la place d’Harder, Godo et Yassine. Giovanni Reyna a redonné de l’espoir en réduisant le score (68′), avant de demander lui-même à sortir deux minutes plus tard.
Encore un corner fatal
L’espoir n’a pas duré. Sur un corner, une sortie manquée de Filip Jørgensen a permis à son homonyme toulousain, Thomas Jørgensen, de redonner deux buts d’avance aux siens (76′). Un nouveau but encaissé sur coup de pied arrêté, et un scénario que les supporters alsaciens commencent à trop bien connaître. Sebastian Nanasi aurait pu relancer le suspense, mais il a manqué une énorme occasion à six mètres du but (81′).
Une défense toujours pas au niveau
Sur l’ensemble du match, Toulouse a cadré six tirs contre trois pour le Racing, et obtenu sept corners contre un seul. Avec 22 buts encaissés en dix journées, le Racing possède l’une des défenses les plus perméables de Ligue 1. Le constat est encore plus inquiétant à l’extérieur : quatre défaites de suite et 16 buts concédés en six déplacements, pour une seule victoire, à Troyes. Après le match, Samir El Mourabet a reconnu que son équipe s’était « coupée » après le deuxième but.
Toulouse passe devant au classement avec 13 points. Le Racing reste bloqué à 10 points et va devoir digérer cette défaite pendant la trêve internationale. Prochain rendez-vous le 21 novembre à la Meinau face à Brest, pour la soirée des 120 ans du club.











