Le 18 avril prochain, en marge de la rencontre entre Chelsea et Manchester United, des supporters londoniens seront rejoints par des membres de plusieurs groupes de supporters du Racing Club de Strasbourg pour une manifestation dans les rues de Londres.
Une trentaine de supporters alsaciens sont attendus sur place
Depuis plusieurs mois, la grogne monte autour du modèle de multipropriété mis en place par le consortium américain, propriétaire à la fois de Chelsea et du Racing. En Alsace, plusieurs associations (Ultra Boys 90, Kop Ciel et Blanc, Fédération des supporters, Pariser Section) contestent ouvertement cette stratégie.
Grève des encouragements, manifestations à la Meinau… le mouvement s’installe dans la durée.
Une mobilisation commune inédite
Cette fois, la contestation dépasse les frontières.
Réunis sous la bannière “NotAProjectCFC”, des supporters des deux clubs ont décidé de s’unir pour dénoncer la gestion actuelle et l’impact de la multipropriété. Un message commun : “BlueCo out”.
Une initiative rare dans le football moderne, où deux bases de supporters liées par un même propriétaire décident de faire front commun.
Dans leur communiqué, les organisateurs dénoncent notamment « la dégradation continue des valeurs au sein des deux clubs » et appellent à une mobilisation collective pour défendre leur vision du football.
Ils estiment également que « des clubs comme le RC Strasbourg sont privés de leur identité » et dénoncent « des groupes de supporters historiques censurés et réprimés ».
Enfin, ils voient dans ce mouvement une première étape plus large : « un moment où les supporters de différents pays s’unissent pour agir dans l’intérêt du football ».
Un contexte à nuancer
Pour autant, il est important de remettre les choses en perspective.
Depuis son arrivée, le groupe BlueCo a investi des milliards d’euros à Chelsea, mais également plusieurs centaines de millions d’euros du côté du Racing Club de Strasbourg, que ce soit dans l’effectif, la structuration ou le projet global du club.
On peut être pour ou contre ce modèle, le débat existe et il est légitime. Mais factuellement, au regard des investissements réalisés en Alsace, un départ de BlueCo apparaît aujourd’hui très improbable, malgré les revendications de plusieurs centaines de supporters.









