Voilà le genre de nouvelle qui traverse la Meinau en quelques minutes. Selon Tribuna, le Racing et Ipswich Town seraient tombés d’accord pour le transfert de Julio Enciso. Le Paraguayen s’envolerait pour l’Angleterre dans les prochaines heures, le temps d’y passer sa visite médicale. À cette heure, rien n’est officiel — mais l’info est de celles qu’on ne relaie pas à la légère.
Ce qu’on écrivait il y a dix jours
Autant dire que le revirement a de quoi surprendre. Le 1er août, nous assurions que le Racing ne comptait pas lâcher son Paraguayen, malgré l’intérêt affiché d’Ipswich et de Gary O’Neil, qui l’avait dirigé à Strasbourg. Une semaine plus tôt, nous avions déjà balayé une rumeur turque autour d’une prétendue offre de Galatasaray : ni offre, ni contact. Le message du club ne bougeait pas d’un pouce — Enciso n’était pas à vendre.
Sauf qu’on glissait aussi une réserve, ce matin même
Et c’est là que l’histoire devient intéressante. Dans notre point sur les rumeurs de l’été, publié il y a quelques heures à peine, une phrase figurait noir sur blanc : ne pas vouloir vendre un joueur ne veut pas dire qu’il restera. Il existe toujours des offres qu’un club ne peut pas refuser — y compris sous pavillon BlueCo. Si Tribuna voit juste, c’est très exactement ce scénario qui se joue sous nos yeux.
Pourquoi le club aurait pu craquer
Deux raisons, sans doute mêlées. L’argent, d’abord. Enciso est estimé autour de 25 millions d’euros, et sa cote a pris l’ascenseur après un Mondial réussi, où il a pesé sur presque tous les buts paraguayens — à commencer par celui qui a lancé l’élimination de l’Allemagne. Face à un chèque de Premier League, les résistances alsaciennes ont pu finir par céder.
Le joueur, ensuite. Enciso connaît déjà l’Angleterre, lui qui a porté le maillot de Brighton. À Ipswich, il retrouverait O’Neil, un entraîneur qui n’a jamais caché son estime pour lui. Et à 22 ans, difficile de trouver plus belle vitrine que la Premier League.
Les anciens du banc ne font pas de sentiment
Le scénario a comme un air de déjà-vu. L’hiver dernier, à peine arrivé à Chelsea, Liam Rosenior s’était empressé de rappeler Mamadou Sarr, alors prêté au Racing — laissant Strasbourg sans l’un de ses défenseurs centraux en plein championnat. Six mois plus tard, rebelote, ou presque : c’est O’Neil qui vient se servir dans un effectif qu’il connaît par cœur. Deux techniciens passés par la Meinau, deux joueurs qu’ils avaient déjà eus sous la main.
Un timing qui pique
Car si le départ se confirme, il tombe au pire moment. À dix jours de la reprise, le Racing se retrouverait privé de son seul avant-centre disponible : Panichelli récupère à peine, Luković est blessé, Mara sort tout juste de l’infirmerie. Le club cherchait déjà deux attaquants ; il lui en faudrait désormais trois. Le tout en une petite vingtaine de jours, avant la fermeture du marché, le 1er septembre à 20 heures.
On attend confirmation
Prudence, donc, tant que ni le club ni le joueur n’auront pris la parole : rien n’est signé, rien n’est officialisé. Reste que l’info est précise — accord trouvé, départ imminent, visite médicale programmée. Si elle se vérifie, elle viendra rappeler une bonne fois de plus ce que ce mercato n’arrête pas d’illustrer : même les « intransférables » finissent parfois par boucler leur valise.









