Il y a des matchs qu’on coche pour le classement, et d’autres pour l’histoire. Samedi à 17h15, le Racing se déplace au Paris FC pour la 5e journée, et le classement passera un peu au second plan. Sur le banc d’en face, il y aura Liam Rosenior, nommé par le club parisien en juillet après un passage éclair à Chelsea. Pour beaucoup de supporters strasbourgeois, la page n’est pas tout à fait tournée.
Le duel a déjà quelque chose de particulier sur le papier. Deux clubs qui ont beaucoup investi cet été, deux projets qu’on a comparés récemment, deux équipes qui s’annoncent comme des prétendantes au haut du tableau. Mais c’est l’homme en costume qui donne au rendez-vous son goût amer.
Des mots restés en travers
Rosenior a quitté le Racing en janvier pour Chelsea, en pleine saison. Sur le fond, personne n’a contesté qu’un entraîneur accepte un tel club. C’est la forme qui a laissé des traces : en partant, il avait estimé que les supporters du Racing devaient être fiers d’avoir un coach qui rejoint un top club. La formule est passée pour de la maladresse, au mieux. La suite, tout le monde la connaît : 104 jours à Chelsea, un limogeage, et un retour en Ligue 1 par la porte du Paris FC.
L’autre grief concerne Mamadou Sarr. Prêté par Chelsea au Racing, le défenseur avait été rappelé à Londres, un choix associé à l’arrivée de Rosenior dans l’esprit de beaucoup de supporters. Il n’a finalement que très peu joué avec les Blues. Deux épisodes qui expliquent pourquoi, samedi, certains regarderont autant le banc parisien que le terrain.
Reste le match, et il compte. Après quatre journées, le Racing d’Hugo Oliveira a pris 7 points et n’a plus perdu depuis Marseille. En face, un Paris FC qui a battu l’OM au Vélodrome et s’est installé dans le haut du classement. Rosenior connaît par cœur les joueurs strasbourgeois qui sont restés, et le Racing connaît ses idées. Le passé pèsera sur la soirée. Le résultat, lui, ne dépendra que du terrain.









