Le compteur ne s’arrête plus. Battu 2-0 par le SC Fribourg ce samedi après-midi, le Racing a concédé sa cinquième défaite en autant de matchs de préparation. Un bilan qui place cet été parmi les plus difficiles de l’histoire récente du club — et qui, à deux semaines du déplacement à Marseille, commence à ressembler à une urgence.
| Adversaire | Résultat |
|---|---|
| Sporting Portugal | Défaite 0-7 |
| Blackburn Rovers | Défaite 0-2 |
| Brighton | Défaite 3-4 |
| SV Elversberg | Défaite 2-5 |
| SC Fribourg | Défaite 0-2 |
| Bilan | 5 défaites en 5 matchs |
Un mieux, mais pas encore assez
Il serait injuste de tout jeter. Le niveau affiché face à Fribourg, valeur sûre de la Bundesliga, a marqué un progrès par rapport aux sorties précédentes — en particulier durant une première période plus construite, plus disciplinée, où l’équipe a montré des séquences encourageantes. Les deux buts allemands, signés Tarnutzer et Grifo, sont d’ailleurs tombés coup sur coup en une poignée de minutes.
(À noter qu’une seconde rencontre s’est tenue le même jour face au club allemand, également perdue 2-0. Mais celle-ci, disputée par une équipe composée en majorité de jeunes du centre de formation, n’a pas valeur de test et n’entre pas dans notre décompte.)
Mais le constat reste le même : cela ne suffit pas à stopper l’hémorragie. Les progrès dans le jeu ne se traduisent toujours pas dans les résultats, et la répétition des défaites finit par peser sur la confiance d’un groupe qui n’a plus gagné depuis le début de l’été.
L’attaque, le chantier le plus criant
C’est désormais le point le plus visible. Le Racing ne dispose tout simplement pas d’un véritable avant-centre disponible.
Joaquín Panichelli, meilleur buteur de la dernière Ligue 1, est toujours en convalescence après sa rupture des ligaments croisés. Miloš Luković s’est blessé. Sékou Mara vient à peine de réapparaître sur les terrains. Résultat : Julio Enciso, milieu offensif de formation, occupe la pointe faute de concurrence, dans un rôle qui n’est pas le sien.
Cette absence de référence offensive explique en grande partie la stérilité de l’équipe : cinq buts inscrits en cinq rencontres, dont trois par le seul Martial Godo.
Une défense toujours fragile
L’autre bout du terrain n’offre guère plus de garanties. Privé d’Ismaël Doukouré, touché musculairement et absent une quinzaine de jours, le Racing aligne une charnière encore en rodage. Et dans les cages, Filip Jørgensen attend toujours que les questions administratives se règlent pour pouvoir enfiler les gants.
Deux semaines pour tout changer
Le calendrier ne laisse plus beaucoup de marge. Il reste un seul match de préparation — le déplacement à Newcastle, dimanche 16 août — avant la réception du réel : le vendredi 21 août au Vélodrome.
Côté mercato, la cellule de recrutement travaille sur quatre postes : un défenseur central, un latéral et deux attaquants. Le marché ferme ses portes le 1er septembre à 20 heures, ce qui signifie que le Racing débutera probablement le championnat avec un effectif encore incomplet.
Hugo Oliveira, lui, maintient son cap et répète depuis sa nomination qu’il sera prêt pour Marseille. Il lui reste quatorze jours pour transformer cette promesse en réalité — et pour offrir enfin à ses supporters un motif de satisfaction avant l’entrée dans le vif du sujet.
Cinq matchs, cinq défaites, aucun avant-centre disponible et un gardien bloqué par l’administratif. Le Racing n’a plus le temps d’attendre.











