Alors que le Racing Club de Strasbourg vient de traverser une séquence particulièrement relevée, la question se pose naturellement : le calendrier à venir, sur le papier plus clément, peut-il favoriser une nouvelle dynamique positive ?
Interrogé sur ce point, Gary O’Neil a immédiatement tempéré toute forme d’optimisme excessif.
« Ce ne sera pas plus facile. J’ai déjà vécu ça en Premier League : on joue contre les grosses équipes, on s’en sort bien, puis arrivent des équipes supposées plus modestes… et on réalise que ce sont tout autant des matchs difficiles. »
Une série solide face aux cadors
Pourtant, Strasbourg sort d’une séquence convaincante. En sept matchs de Ligue 1 sous la direction d’O’Neil, le Racing a pris 11 points sur 21 possibles, avec un calendrier très relevé : victoires face à Lille (5e) et Lyon (3e), matchs nuls contre Lens (2e) et Marseille (4e), une seule défaite face au PSG (1er).
À cela s’ajoutent deux qualifications en Coupe de France, dont une victoire maîtrisée face à Monaco, preuve que l’équipe a su hausser son niveau face aux meilleures formations du championnat.
Le jeu affiché, notamment contre les grosses écuries, a été particulièrement plaisant : intensité retrouvée, pressing coordonné, transitions rapides et verticalité assumée.
Aucun droit à la facilité
Mais pour O’Neil, rien n’est acquis.
« Quand le Paris FC viendra ici, ils se battront pour leur survie. Ils ont de bons joueurs. Quand nous irons à Auxerre, l’ambiance sera difficile. Chaque match sera compliqué. Nous n’avons pas le droit de penser que nous allons gagner une rencontre à l’avance. »
L’entraîneur anglais insiste sur un point fondamental :
« Mon travail est de m’assurer que les joueurs respectent chaque match, chaque adversaire, et qu’ils abordent chaque rencontre comme si c’était la plus importante. »
Une opportunité à saisir
Au classement, Strasbourg s’est replacé.
« Nous nous sommes mis dans une bonne position. Nous sommes à deux points des 5e et 6e places, avec une bonne différence de buts. Nous avons déjà affronté presque toutes les équipes au-dessus de nous. Sur le papier, nous avons une opportunité de mettre la pression. »
Mais la condition est claire :
« Pour cela, nous devons d’abord nous concentrer sur nous-mêmes et sur nos performances. »
Le plus dur est peut-être passé en termes d’adversité. Reste désormais à transformer la solidité affichée face aux ténors en régularité contre des équipes jugées plus abordables.








