À la veille de la demi-finale retour de Ligue Conférence face au Rayo Vallecano, Gary O’Neil sait que le Racing aura besoin de tout le monde. Battu 1-0 à l’aller en Espagne, Strasbourg devra renverser la situation ce jeudi soir dans une Meinau à guichets fermés. Interrogé sur ce qu’il attend précisément du public strasbourgeois, le coach anglais n’a pas hésité une seconde.
“Ils sont notre douzième homme.”
Pour Gary O’Neil, l’apport des supporters n’est pas un simple élément de décor. C’est une vraie force, un avantage, quelque chose qui peut peser dans un match de cette importance.
“Si vous me demandez si je préférerais jouer avec eux ici ou sans eux, je n’aurais même pas besoin de réfléchir à la réponse. C’est une réponse très, très facile.”
L’entraîneur strasbourgeois ne cache pas son excitation avant ce rendez-vous. D’abord parce que le Racing peut écrire une page majeure de son histoire. Ensuite parce qu’il croit profondément en son groupe. Et surtout parce que cette soirée peut se vivre devant un public qui l’a marqué depuis son arrivée en Alsace.
“La raison pour laquelle je suis aussi excité, c’est d’abord parce que nous pouvons créer l’histoire. Deuxièmement, parce que j’ai une équipe incroyable. Et troisièmement, parce que nous avons la chance de le faire devant ces gens qui, depuis que je suis ici, ont été incroyables avec moi.”
Gary O’Neil a également tenu à souligner l’accueil reçu depuis son arrivée à Strasbourg. Dans la ville, au club, au contact des supporters, le coach anglais dit avoir ressenti un soutien constant.
“Ils m’ont accueilli dans la région, ils m’ont accueilli au club. À chaque fois que je croise quelqu’un, je reçois toujours un très bel accueil de la part des supporters.”
Avant de résumer simplement :
“Ils sont importants pour nous.”
Mais Gary O’Neil le sait aussi : les supporters ne pourront pas marquer à la place des joueurs. Le coach s’est même permis une touche d’humour à ce sujet.
“Ils ne peuvent malheureusement pas mettre le ballon au fond, sauf si certains peuvent jouer devant. Dans ce cas, peut-être qu’ils peuvent venir s’entraîner avec nous.”
Pour le reste, le message est clair : les joueurs devront faire leur part sur le terrain. Et le public, lui, devra pousser du début à la fin, peu importe le scénario.
“Ce dont j’ai besoin de leur part, c’est simplement qu’ils soutiennent les joueurs.”
Gary O’Neil veut une Meinau derrière son équipe dans les bons moments, mais surtout dans les périodes difficiles. Car il s’attend à souffrir face à une équipe du Rayo qu’il respecte.
“Si le match se passe bien, soutenez les joueurs. Si le match est difficile pour nous, parce qu’il le sera par moments, car Vallecano est une bonne équipe, nous aurons des moments difficiles dans le match.”
C’est justement dans ces moments-là que le public devra jouer son rôle.
“Aidez les joueurs, ensemble.”
Et pour conclure, Gary O’Neil a lancé un dernier appel à l’union générale avant cette soirée qui peut devenir historique.
“Si tout le monde est ensemble, nous pouvons encore faire quelque chose de spécial demain. Alors concentrons-nous tous et essayons.”
Demain soir, la Meinau ne sera pas seulement pleine. Elle devra être un moteur, un souffle, une pression constante. Le Racing a un but à remonter, une finale européenne à aller chercher, et un public que Gary O’Neil considère déjà comme son douzième homme.












