Après la défaite 1–2 face à Brest, Liam Rosenior a été interrogé sur une possible fatigue mentale ou physique de ses joueurs, d’autant que le Racing avait joué en Conférence League seulement trois jours auparavant. L’entraîneur strasbourgeois a immédiatement rejeté cette idée.
« Non. Pas du tout », répond-il sans hésitation. « Nous avons terminé le match plus fort qu’eux. Nous avons commencé le match plus fort qu’eux. Et entre les deux, nous étions plus forts qu’eux. »
Ce qui l’exaspère davantage, ce n’est pas l’énergie, mais la gestion des moments clés :
« Ma frustration ne vient pas seulement de ce match. Quand je repense à Monaco à la dernière minute, Marseille à la dernière minute, Lens avec un but ridicule sur coup de pied arrêté parce qu’on se déconcentre… Ça nous coûte énormément de points. »
Pourtant, Rosenior insiste sur la qualité de son groupe :
« Je vais être aussi honnête et transparent avec vous que je le suis avec mes joueurs. J’ai un groupe incroyablement talentueux et jeune — c’est un fait. »
Et selon lui, ce match en est le reflet parfait :
« Je pense que le match d’aujourd’hui résume mon sentiment sur l’équipe. Nous avons joué un football magnifique par moments. Le contrôle de la possession, la progression dans le jeu, la création d’occasions — c’était excellent. Notre énergie, excellente. Notre pressing, excellent. »
Mais le réalisme manque :
« Le beau football ne suffit pas si vous ne faites pas le travail à l’autre bout. Et trop souvent, on donne littéralement les buts à l’adversaire. »
Il insiste : ce n’est plus un groupe en apprentissage, mais une équipe qui doit mûrir vite :
« La jeunesse n’est plus une excuse. Nous jouons le haut de tableau. Nous devons apprendre — maintenant — et mettre ces leçons en pratique, parce que nous laissons filer des points. »
Enfin, Rosenior a défendu ses ajustements tactiques et ses changements en cours de match :
« Personne n’a parlé de mon remplacement rapide de Lucas lors du dernier match. Il y avait des raisons, et nous avons gagné. Aujourd’hui, Guéla Doué faisait un très bon match, Nanasi a été magnifique jeudi. J’ai décidé de jouer avec deux numéros dix et deux attaquants pour revenir au score. Martial devait sortir, même s’il venait d’entrer. Je prends des décisions dans l’instant, et je pense que la plupart du temps, le timing est juste. »








