Une semaine après l’accord de principe entre Diego Moreira et l’AS Roma, où en est le dossier ? Réponse courte : au point mort — et c’est le Racing qui tient le stylo. Point d’étape sur le feuilleton de l’été.
Côté joueur, tout est réglé depuis longtemps. Moreira s’est entendu avec la Louve sur un contrat de cinq ans, jusqu’en 2031, pour un salaire annuel de 2,5 à 3 millions d’euros selon la presse italienne. Le Belge de 21 ans est séduit par le projet : Gian Piero Gasperini le réclame personnellement pour en faire son piston gauche, et la perspective de disputer la Ligue des champions pèse lourd dans la balance.
Côté clubs, en revanche, rien ne bouge. D’après le Corriere dello Sport, le directeur sportif romain Tony D’Amico s’est cassé les dents sur la position alsacienne : le Racing maintient sa demande à 40 millions d’euros, un montant que la Roma juge trop élevé et qu’elle refuse pour l’instant de suivre, campant sur une offre de 30 millions, même agrémentée d’un pourcentage à la revente. Dix millions d’écart, et deux clubs qui campent. La Gazzetta dello Sport évoquait bien une possible montée romaine vers 35 millions avec bonus — mais elle ne s’est pas encore matérialisée en offre formelle acceptable.
La vérité du dossier, c’est que le Racing n’a aucune raison de se presser. Moreira est sous contrat jusqu’en juin 2029, sa cote sort renforcée d’un Mondial où la Belgique a atteint les quarts, et l’intérêt n’est pas exclusif : le Borussia Dortmund reste à l’affût. Acheté 8,5 millions à Chelsea il y a deux ans, le Liégeois rapportera quoi qu’il arrive une plus-value majeure — la seule question est de savoir si elle commencera par un 3 ou un 4. Le club a certes accordé un bon de sortie à son joueur, mais un bon de sortie n’a jamais été un bon de solde.
Prochaines étapes : de nouvelles réunions entre les parties sont attendues dans les jours qui viennent, la Roma voulant boucler son mercato offensif avant le début de sa préparation. Si elle veut son piston, elle sait désormais où se situe le péage.











