À la veille d’un rendez-vous majeur face à l’OGC Nice en demi-finale de la Coupe de France, Ismaël Doukouré s’est présenté face à la presse avec lucidité, sérénité… et ambition. Le défenseur du Racing, encore marqué par une performance courageuse face à Mayence, incarne parfaitement l’état d’esprit d’un groupe déterminé à écrire l’histoire.
Un guerrier déjà tourné vers demain
Jeudi dernier, Doukouré a joué dans des conditions extrêmes. Malade avant la rencontre, touché physiquement en plein match, il n’a pourtant rien lâché.
« C’était compliqué… j’étais malade avant le match, et même à la mi-temps j’ai vomi. Mais il y a eu la victoire, donc au final tout le monde est content. »
Un match au mental, qu’il a refusé d’abandonner :
« Il fallait serrer les dents. Je ne voulais pas laisser tomber mon équipe. »
Depuis, le défenseur assure avoir pleinement récupéré :
« J’ai bien récupéré, le staff médical s’est bien occupé de moi. Aujourd’hui, tout va bien. »
Un groupe confiant avant une demi-finale historique
À quelques heures d’affronter Nice, le Racing aborde ce choc avec calme et confiance :
« On est sereins, confiants, on connaît nos qualités. On sait que Nice est une très belle équipe, mais rien n’est impossible à Strasbourg. »
Le format à élimination directe ne fait qu’ajouter de l’intensité :
« Ce sont les matchs les plus excitants à jouer. Là, il y a une finale au bout, donc forcément, c’est très passionnant. »
Pas de pression, mais une ambition intacte
Malgré un léger retard en championnat, Doukouré refuse de parler de pression supplémentaire :
« On n’a pas décroché. On traverse une période un peu plus compliquée, mais on s’accroche. On va tout faire pour revenir. »
Face à Nice, il s’attend à un match totalement différent du précédent :
« Ils vont venir avec un état d’esprit revanchard. Et avec une finale en jeu, ce sera encore plus engagé. »
Un rêve d’enfant à portée de main
La Coupe de France, Doukouré la connaît depuis toujours… devant sa télévision. Aujourd’hui, il en est acteur.
« Ça représente beaucoup. Quand j’étais plus jeune, je regardais toujours les finales. Être à un pas avec Strasbourg, c’est fort. »
Dans un groupe jeune, l’expérience de certains cadres comme Ben Chilwell joue un rôle clé :
« Il nous parle beaucoup, il nous aide à rester calmes dans les moments importants. »
Une équipe qui grandit… et un joueur aussi
Arrivé il y a quatre ans, Doukouré a grandi avec le club :
« Strasbourg, c’est un club qui ne cesse de grandir, avec beaucoup d’ambition. Je suis très content de faire partie de ce projet. »
À seulement 22 ans, il assume déjà un rôle important dans le vestiaire :
« Il n’y a pas d’âge pour être leader. Ça dépend de la maturité et de la façon dont on est perçu par le groupe. »
Une Meinau comme arme
Enfin, le défenseur le sait : l’atout majeur du Racing sera son public.
« On connaît la force de nos supporters. Jouer cette demi-finale à domicile, c’est une grande opportunité. »










