La déception était immense au coup de sifflet final. Éliminé par Nice (0-2) aux portes de la finale de la Coupe de France, le Racing quitte la compétition avec le sentiment cruel d’avoir laissé passer sa chance. En conférence de presse, Gary O’Neil n’a pas caché son émotion, partagé entre fierté et frustration.
Un hommage fort aux supporters
Avant même d’évoquer le match, l’entraîneur strasbourgeois a tenu à saluer une nouvelle fois l’attitude du public de la Meinau : « Déception pour les joueurs et les supporters… mais les supporters de ce club sont incroyables. Honnêtement, je n’arrive pas à croire à quel point ils sont exceptionnels. Après le match, la manière dont ils ont essayé de relever les joueurs… c’est une expérience incroyable de travailler dans ce club. Quand je serai vieux, assis dans mon fauteuil, je me souviendrai toujours des supporters de ce club. »
Des mots forts, à la hauteur de l’atmosphère vécue dans une Meinau qui n’a jamais cessé d’y croire.
“On a tout fait… sauf marquer”
Sur le plan sportif, le constat est limpide pour O’Neil : son équipe a fait le match qu’il fallait… sans concrétiser. « Mon émotion, c’est de la déception. Pas vraiment de la frustration, parce qu’on a tout fait, absolument tout… sauf marquer. Le gardien fait des arrêts incroyables. Godó manque un but tout fait à 0-0. »
Face à un bloc niçois très bas, le Racing a buté : « Nice est venu avec des joueurs de haut niveau, mais ils ont défendu à onze contre nous. Dans ces conditions, il faut être parfait pour gagner. »
Des détails qui coûtent cher
Le technicien anglais a insisté sur la brutalité des détails à ce niveau : « Les marges sont très faibles. À Mayence, on a été efficaces et solides sur les transitions. Ce soir, on rate nos occasions… et sur une contre-attaque, ils marquent. » Un scénario cruel pour une équipe globalement dominatrice.
Un groupe diminué… mais irréprochable
O’Neil a également rappelé le contexte difficile dans lequel son équipe a abordé cette demi-finale : « On joue le plus grand match du club depuis 25 ans sans Guela, sans Paniccielli, sans Barco… des joueurs très importants. Sans Ansalmino, avec Sarr parti à Chelsea… »
Malgré ces absences, le coach n’a rien à reprocher à ses joueurs : « Ils ont tout donné. On ne peut pas leur demander plus. Certains sont très touchés, mais ils ne pouvaient pas faire davantage. Je suis très fier d’eux. »
Apprendre pour revenir plus fort
Avec un groupe très jeune, cette élimination fait aussi partie du processus selon O’Neil : « C’est sûrement la première demi-finale pour la plupart d’entre eux. Ça fait partie de l’apprentissage, de la progression. »
Et l’entraîneur reste convaincu : « Si on rejoue ce match dix fois, on le gagne neuf fois. Nice a fait en sorte que ce soit la dixième ce soir. »
Regarder devant
Le message est clair : digérer… puis avancer. « On doit accepter et passer à autre chose. Utiliser ça comme du carburant pour être prêts pour le prochain défi. On reviendra à ce niveau. Et la prochaine fois, ça tournera en notre faveur. »










