Après le départ de Liam Rosenior à Chelsea, le 6 janvier dernier, le Racing Club de Strasbourg a lancé un processus de recrutement pour trouver son successeur. Parmi les noms étudiés, un profil français de premier plan figurait bien dans la short list : Franck Haise. Selon les informations d’Alsa’Sports, l’ancien entraîneur du RC Lens et de l’OGC Nice faisait partie d’une liste réduite de trois techniciens ciblés par le club alsacien. Cette short list comprenait Franck Haise, Gary O’Neil et un autre entraîneur étranger. Les trois ont rencontré David Weir, directeur sportif du Racing, ainsi que Marc Keller, président du club.
Franck Haise, un profil apprécié par le Racing
Le nom de Franck Haise n’était donc pas une simple rumeur. Le Racing a réellement étudié son profil dans le cadre de l’après-Rosenior. Son expérience de la Ligue 1, son travail reconnu à Lens, sa capacité à structurer une équipe et à faire progresser un collectif correspondaient à plusieurs critères recherchés par Strasbourg.
Libre depuis son départ de Nice, où il avait été démis de ses fonctions le 28 décembre, Franck Haise représentait une opportunité intéressante sur le marché des entraîneurs. Mais le timing n’était pas idéal pour le technicien français.
Malgré l’intérêt du Racing, Haise ne se sentait pas prêt à reprendre immédiatement un banc. Après son éviction du Gym, il souhaitait prendre du recul, souffler et s’accorder du temps avant de repartir dans un nouveau projet. Il s’engagera finalement plusieurs semaines plus tard avec Rennes, le 18 février.
Gary O’Neil retenu au terme du processus
Dans ce même processus, Gary O’Neil a rapidement présenté un profil intéressant pour la direction strasbourgeoise. L’entraîneur anglais a rencontré David Weir et Marc Keller, comme les autres techniciens présents dans la short list.
Son profil a convaincu le Racing : un entraîneur jeune, une expérience du haut niveau anglais, une capacité à travailler avec un groupe jeune et une vraie volonté de s’inscrire dans le projet strasbourgeois.
Son arrivée a pu surprendre, notamment parce qu’il découvrait la Ligue 1 et vivait sa première expérience hors de Grande-Bretagne. Mais son discours, son approche et sa vision du groupe ont pesé dans la décision finale.
Une phase retour qui donne du poids au choix O’Neil
Avec le recul, les résultats donnent aussi du crédit à ce choix. Sur la phase retour de Ligue 1, avec Gary O’Neil sur le banc, le Racing a pris 29 points en 17 matchs, avec un bilan de 8 victoires, 5 matchs nuls et 4 défaites.
Ce total place Strasbourg à la 5e place de Ligue 1 sur la phase retour. Un chiffre fort, surtout dans le contexte d’une saison très chargée, avec la Coupe de France, la Ligue Conférence, les blessures et très peu de temps pour travailler entre les matchs.
Arrivé en cours de saison, O’Neil a dû s’adapter vite. Mais son Racing a rapidement montré des signes encourageants, jusqu’à terminer l’exercice par une victoire spectaculaire face à Monaco à la Meinau.
Une short list ambitieuse pour remplacer Rosenior
Cette information confirme surtout que le Racing avait préparé un vrai processus pour remplacer Liam Rosenior. Strasbourg a établi une short list cohérente, avec trois profils sérieux, tous rencontrés par David Weir et Marc Keller.
Franck Haise faisait bien partie des options étudiées. Son profil plaisait. Mais son timing personnel ne correspondait pas à l’urgence du moment. Gary O’Neil, lui, a convaincu au fil des échanges et a finalement été retenu par la direction strasbourgeoise.
La suite devra évidemment se confirmer sur une saison complète, avec une vraie préparation estivale. Mais les premiers mois de Gary O’Neil à Strasbourg, notamment cette 5e place sur la phase retour, donnent déjà une lecture intéressante du choix effectué par le Racing.












