Battu 1-0 sur la pelouse du Rayo Vallecano ce jeudi soir, le Racing Club de Strasbourg n’a pas encore vu son rêve européen s’éteindre. Jeudi prochain, à la Meinau, les Alsaciens auront l’occasion de renverser cette demi-finale de Ligue Conférence et de s’offrir une place en finale.
Après la rencontre, Gary O’Neil a pris le temps de revenir sur son aventure strasbourgeoise, sur la saison de son équipe, sur les difficultés rencontrées, mais aussi sur l’immense opportunité qui attend encore le Racing dans une semaine.
Interrogé sur son expérience à Strasbourg et sur la possibilité de devenir le premier entraîneur anglais depuis seize ans à atteindre une finale européenne, le coach du Racing a livré une réponse forte, sincère et pleine d’émotion.
“C’est quelque chose d’incroyable, l’expérience que j’ai ici, à Strasbourg, dans ce club.”
Gary O’Neil n’a pas caché que tout n’avait pas été simple depuis son arrivée. Le Racing a dû faire face à des obstacles, notamment sur le plan physique, avec plusieurs blessures importantes dans l’effectif.
“J’ai été évidemment un peu déçu par certains obstacles qu’on a dû affronter, notamment en matière de blessures, avec les blessures qu’on a subies dans l’effectif. Quand je suis arrivé, tout allait plutôt dans l’autre sens de ce point de vue-là.”
Malgré ces difficultés, l’entraîneur anglais veut retenir le chemin parcouru. Strasbourg a répondu présent, a obtenu des résultats importants et s’est donné le droit de vivre une fin de saison exceptionnelle.
“On a très bien réussi. On a obtenu de super résultats.”
Le mois de janvier a ensuite marqué une période plus compliquée pour le Racing. Gary O’Neil l’a reconnu, en évoquant notamment la perte de Paniccielli, son numéro 9 et meilleur buteur du championnat.
“La fenêtre de janvier, la période de janvier a été un peu difficile. On a aussi perdu Paniccielli, notre numéro neuf, qui était meilleur buteur du championnat.”
Mais au-delà des obstacles, Gary O’Neil retient surtout le plaisir pris à diriger cette équipe. Une équipe capable de dominer, de prendre le ballon, de construire avec la possession. Une expérience différente de ce qu’il avait connu jusque-là en Premier League.
“Jusqu’ici, j’ai adoré prendre le management d’une équipe qui est capable de dominer, notamment de dominer avec le ballon, avec la possession. C’est un peu différent de ce que j’ai eu comme expérience jusqu’ici, notamment en Premier League.”
L’entraîneur strasbourgeois a aussi tenu à souligner la qualité de l’environnement qui l’entoure depuis son arrivée en Alsace. Pour lui, la force du Racing ne se limite pas au terrain. Elle se trouve aussi dans les dirigeants, les supporters, le staff et toutes les personnes qui accompagnent le groupe au quotidien.
“Je sais qu’on a des dirigeants, des supporters, du staff et des équipes de soutien qui sont vraiment super, qui nous soutiennent et qui nous aident au quotidien.”
Gary O’Neil a également glissé quelques mots sur son apprentissage du français. Avec humour, il a reconnu que son rythme de progression n’était pas aussi rapide qu’il l’espérait, notamment à cause du calendrier chargé.
“Sur le français, j’essaie aussi d’apprendre. Je n’arrive pas à apprendre aussi vite que je l’aimerais, mais ça, c’est aussi par rapport au calendrier qu’on a.”
Mais lorsqu’il s’agit de parler du Racing, le message est limpide. Gary O’Neil se sent bien à Strasbourg. Il mesure la saison réalisée. Et même si cette aventure était déjà remarquable, il refuse catégoriquement de s’arrêter là.
“Ce que je peux dire, c’est que c’est un club fantastique. La saison qu’on a est fantastique, même si elle se terminait aujourd’hui, ce qui n’est pas l’objectif. On n’a pas envie qu’elle se termine aujourd’hui.”
Le coach anglais a ensuite insisté sur la volonté de continuer à avancer. Pour lui, le Racing doit poursuivre sa progression, continuer à se battre et regarder vers l’avenir, sans perdre de vue l’immense rendez-vous de jeudi prochain.
“On continue de se battre, on continue de faire progresser l’équipe et le club. Et j’ai hâte de plusieurs choses. J’ai hâte de la saison prochaine. J’ai hâte de notre prochain match. J’ai hâte du match retour contre le Rayo la semaine prochaine aussi.”
Dans un sourire, Gary O’Neil a aussi évoqué sa prochaine leçon de français, avec une pointe d’autodérision.
“Et j’ai hâte de ma prochaine leçon de français. Peut-être un peu moins hâte que les autres choses.”
Puis le coach du Racing est revenu à l’essentiel : le match retour, la Meinau, et cette chance unique de jouer une finale européenne. Même battu à l’aller, Strasbourg reste pleinement en vie.
“C’était difficile ce soir. Ça reste un stade incroyable. Nous aussi, on a un stade incroyable. Encore une fois, on a l’opportunité de gagner un match pour atteindre une finale européenne.”
Cette phrase résume tout. Le Racing a perdu en Espagne, mais le Racing n’est pas éliminé. Il lui reste un match à jouer, chez lui, dans son stade, devant son public. Une victoire peut suffire à ouvrir les portes d’une finale européenne.
Gary O’Neil le sait. Et il attend déjà ce défi avec impatience.
“C’est un challenge que j’ai déjà hâte d’affronter.”
Enfin, l’entraîneur strasbourgeois a aussi salué le duel tactique vécu avec le coach du Rayo Vallecano. Un match dans le match, fait d’ajustements, de changements et de réponses permanentes entre les deux bancs.
“Je voulais aussi dire un mot par rapport à mon duel avec l’entraîneur de l’autre équipe. Vous avez vu qu’on a essayé pas mal de changer les choses. Il y avait un beau duel aussi avec lui.”
Le Racing est revenu d’Espagne avec une défaite, mais aussi avec une certitude : tout reste possible. Gary O’Neil croit en son équipe, croit en son club, croit en la Meinau. Jeudi prochain, Strasbourg aura 90 minutes pour transformer une saison déjà fantastique en une épopée historique.
Le Rayo a pris l’avantage. Mais le Racing a encore son stade, son public, son rêve, et une finale européenne à aller chercher.











