Quelques jours après la désillusion en demi-finale de Coupe de France face à Nice, le Racing Club de Strasbourg n’a pas eu le temps de s’attarder sur ses regrets. À Madrid, face au Rayo Vallecano, une nouvelle page s’ouvre.
Et dans les mots de Julio Enciso, le message est limpide : le groupe a déjà basculé.
« Oui, c’est vrai que nous étions tous tristes », a-t-il reconnu. « Mais nous avons déjà oublié le match. Nous avons perdu, mais nous avons donné notre maximum, et c’est ce qui compte. »
Un discours lucide, qui traduit la capacité du groupe à encaisser et à avancer. Car devant eux se présente désormais une opportunité rare : une demi-finale européenne.
« Nous avons la merveilleuse opportunité de jouer une demi-finale de Conference League, et ce n’est pas pour rien que nous sommes ici », a insisté Enciso.
Dans un contexte particulier, entre fatigue, émotions et pression, Strasbourg devra aussi faire face à un environnement brûlant à Vallecas. Mais le milieu offensif se veut prêt.
« L’atmosphère sera comme en Amérique du Sud. C’est une ligue qui est beaucoup suivie là-bas, et le Rayo est une équipe connue. »
Un contexte que les Strasbourgeois ont anticipé. « Nous nous sommes très bien préparés pour ce match. Nous allons essayer de jouer aussi pour les coéquipiers qui ne peuvent pas être là aujourd’hui. »
Un élément important, alors que plusieurs absents marquent cette fin de saison. Mais au-delà du contexte, l’objectif reste simple. « Nous allons chercher à gagner le match », a-t-il conclu, avant d’ajouter avec une touche personnelle : « et remettre cela entre les mains de Dieu. »
Entre foi, ambition et détermination, Strasbourg avance. Et à Madrid, le Racing n’est pas venu pour subir.











