L’ancien entraîneur adjoint du Racing Sébastien Roi, choisi pour être analyse vidéo de la sélection haïtienne au Mondial, s’est confié à Direct Racing / Alsa’Sports à quelque heures de l’entrée en lice dans la compétition, cette nuit à 3h contre l’Écosse.
C’est l’un des groupes les plus relevés de la compétition. À quelques heures d’entrer en lice dans cette Coupe du monde contre l’Écosse cette nuit à 3h heure française (suivront des matches contre le Brésil et le Maroc), l’analyste vidéo de l’équipe d’Haïti Sébastien Roi nous a partagé le ressenti du groupe à Boston, lieu de son premier rendez-vous. « On est arrivés à Boston hier pour jouer notre premier match. On se sent moralement très bien car c’est une énorme compétition qui s’annonce. Le rythme est très soutenu, on bosse chaque heure où on est réveillé. J’ai eu du travail en amont mais il y a toujours des adaptations en fonction des idées de jeu du coach et de l’analyse de l’adversaire. Par exemple, l’Écosse a changé d’animation sur ses deux derniers matches amicaux, le Maroc a changé de sélectionneur récemment donc le style est différent. Il faut être à l’affût et être paré à toutes éventualités ».
Haïti n’a toujours pas marqué de point dans un Mondial
L’ancien entraîneur adjoint du Racing entre 2011 et 2021 retrouve dans cette aventure deux ex-Strasbourgeois, Jean-Ricner Bellegarde (2019 – 2023) et le gardien Alexandre Pierre (2021 – 2024). « Ils vont bien, la préparation s’est bien passée. On est satisfaits de l’investissement et du contenu. On a fait deux matches amicaux : contre une équipe de notre niveau au classement FIFA où on a gagné 4-0 (Nouvelle-Zélande) et un autre match contre le Pérou, supérieur à nous, où on mène mais on finit par perdre en fin de rencontre (2-1). Globalement on est satisfaits ».
Ce Mondial est une première pour Sébastien Roi, mais pas pour la délégation haïtienne. « Le groupe n’a pas d’appréhension de démarrer, mais il est impatient. Surtout, Haïti n’a rien à perdre. On doit avoir 1% de chance de finir premier du groupe, on fait clairement partie des sélections les plus faibles. Mais on va tout faire pour décrocher le premier point d’Haïti dans une Coupe du monde (en 1974, les Grenadiers avaient tout perdu). On sait qu’on aura pas la maitrise du ballon et qu’on devra plus défendre que l’adversaire. C’est évident ».












