À la veille de la demi-finale retour de Ligue Conférence entre le Racing Club de Strasbourg et le Rayo Vallecano, Íñigo Pérez s’est présenté en conférence de presse avec un discours clair : son équipe ne doit pas aborder ce rendez-vous comme un nouveau match, mais comme la suite directe de la première manche remportée 1-0 à Vallecas.
Le coach espagnol veut éviter que ses joueurs repartent mentalement de zéro. Pour lui, le Rayo doit garder le fil de cette double confrontation.
“Je crois que nous ne devrions pas faire de différence entre un match et un autre. Je crois que c’est la continuation de ce qui s’est passé à Vallecas.”
Selon lui, cette approche peut aider ses joueurs à mieux gérer l’événement, dans une Meinau à guichets fermés et prête à pousser le Racing vers l’exploit.
“Cela peut nous être bénéfique mentalement de ne pas casser cette structure, car c’est toujours pire d’entrer dans un match en pensant qu’il y a un nouveau départ.”
Le Rayo arrive à Strasbourg avec un but d’avance, mais Íñigo Pérez sait parfaitement que rien n’est terminé. D’autant que le Racing a déjà prouvé dans cette campagne européenne qu’il pouvait renverser une situation mal embarquée.
“L’idée est que ce sont deux matches, nous menons 1-0, et c’est une évidence qu’ils vont essayer de revenir. Ils viennent de remonter contre Mayence.”
Le coach du Rayo n’oublie pas non plus que son équipe a récemment connu la situation inverse.
“Nous, nous venons d’être remontés, c’est dans l’air et c’est une réalité.”
Pas question donc de venir uniquement défendre l’avantage acquis à l’aller. Íñigo Pérez veut que son équipe joue pour gagner, avec les mêmes principes que lors du premier match.
“Nous devrons essayer de gagner le match, jouer le même football que nous avons joué à Vallecas.”
Avant de se projeter sur une éventuelle qualification.
“Quand l’arbitre décidera que c’est la fin, j’espère que ce processus aura été couronné de succès et que nous pourrons célébrer.”
“Je ne peux pas promettre le résultat de demain”
Interrogé sur le message qu’il pourrait envoyer à ses supporters pour les convaincre que le Rayo sera en finale, Íñigo Pérez a refusé toute promesse facile. Le coach espagnol ne veut pas vendre un résultat. Il préfère s’accrocher à ce qui a porté son équipe jusqu’ici.
“Je n’aime jamais promettre quelque chose que je sais que je ne peux pas tenir.”
Puis il a été très clair :
“Je ne peux pas promettre le résultat de demain, je ne peux pas promettre que nous irons à Leipzig.”
À la place, Íñigo Pérez promet une attitude, une fidélité à une méthode, un respect du chemin parcouru par son équipe.
“Je crois que nous pouvons promettre d’être fidèles et serviteurs du processus qui nous a menés jusqu’ici.”
Un discours qu’il dit défendre depuis son arrivée sur le banc du Rayo.
“C’est quelque chose que j’ai défendu depuis que je suis entraîneur du Rayo et je crois que les joueurs y croient aussi, car ils voient que nous réussissons, que finalement nous obtenons des résultats.”
Pour lui, la clé sera donc de ne pas trahir cette identité dans un match où l’émotion peut vite prendre le dessus.
“Demain, nous devons rester fidèles à cela.”
Un immense respect pour Strasbourg
Íñigo Pérez sait que son équipe l’attend un match très difficile. Il n’a pas cherché à minimiser la qualité du Racing, qu’il considère comme un adversaire de très haut niveau.
“C’est un match très complexe face à un rival extraordinaire.”
Le Rayo mène à la pause de cette double confrontation, mais la seconde période se jouera à la Meinau. Et dans un tel contexte, le coach espagnol sait que chaque détail pourra compter.
“C’est la deuxième partie, la première partie où nous menons 1-0.”
Face à l’attente grandissante des supporters, Íñigo Pérez veut surtout que son club vive pleinement le moment. Sans peur. Sans promesse intenable. Mais avec la volonté de rester fidèle à ce qu’il est.
“L’émotion des supporters grandit à chaque match éliminatoire, au fur et à mesure des mois.”
Son message aux fans du Rayo est simple :
“Je leur dirais simplement de profiter du moment, du présent, de ne pas avoir peur de ce qui pourrait se passer demain.”
Avant de conclure sur la seule promesse qu’il accepte de faire :
“Nous pouvons seulement promettre d’être des serviteurs fidèles du processus.”
Le Rayo Vallecano arrive à la Meinau avec un avantage, mais sans certitude. Strasbourg, lui, jouera son rêve européen devant son public. Íñigo Pérez le sait : son équipe devra résister, jouer, souffrir peut-être, mais surtout ne pas se renier.












