Très peu utilisé cette saison, Mathis Amougou s’est présenté en conférence de presse avant le déplacement du Racing à Brest, ce soir, pour l’avant-dernier match de Ligue 1. À 20 ans, le milieu strasbourgeois a évoqué avec beaucoup de lucidité sa situation personnelle, faite d’attente, de travail et d’apprentissage.
Le joueur ne cache pas que cette saison a été compliquée à vivre.
“C’est difficile. Honnêtement, ce n’est pas facile. Mais franchement, c’est jour après jour. C’est se lever avec la motivation de donner le meilleur de soi-même pour progresser aussi.”
Malgré son faible temps de jeu, Amougou veut voir cette période comme une étape dans sa construction.
“Comme je l’ai dit, une carrière, ça se construit. Là, c’est aussi une période d’apprentissage pour moi.”
Le jeune milieu explique avoir beaucoup réfléchi à la manière de progresser malgré les minutes limitées en match.
“Comment devenir meilleur ? Comment progresser à travers ces situations ? C’est aussi quelque chose qui trotte. Mais travailler, en vérité, c’est le mot d’ordre pour être prêt lorsque les opportunités arrivent.”
Au quotidien, Mathis Amougou assure chercher à ajouter des choses à son jeu, que ce soit à l’entraînement ou en observant d’autres joueurs évoluant à son poste.
“C’est qu’est-ce que je peux apporter dans mon quotidien, dans ma façon de travailler, de m’entraîner aussi. Qu’est-ce que je peux ajouter en dehors ? Voir aussi des joueurs à mon poste, ce qu’ils sont capables de faire, ce que je peux ajouter. C’est ma façon d’avoir appris cette année.”
Interrogé sur la difficulté de gérer ce type de situation à seulement 20 ans, le Strasbourgeois reconnaît que certains moments ont été délicats. Mais il insiste sur son état d’esprit.
“Je ne saurais pas vous dire, je ne peux pas avancer le temps. Mais là, je sais en tout cas que dans ma position, il y a des moments où ça a été un peu compliqué.”
Avant d’ajouter :
“J’ai toujours gardé le sourire, je suis resté positif. C’est aussi ma nature, donc je sais que ça ira.”
Le plus difficile, selon lui, reste de continuer à s’entraîner avec sérieux tout en sachant que le temps de jeu n’arrivera pas forcément immédiatement.
“Je pense que c’est ça. S’entraîner, s’entraîner, attendre des ouvertures, mais pas forcément les recevoir. Mais c’est rester positif, en vérité.”
Ces dernières semaines, Amougou a tout de même pu retrouver quelques minutes, notamment face à Toulouse puis Angers. Des opportunités qu’il apprécie.
“Je suis resté positif et j’ai pu jouer contre Toulouse, contre Angers aussi. Je remercie le coach pour ces opportunités-là.”
Désormais, il veut se concentrer sur les deux derniers rendez-vous de la saison.
“Là, il reste deux matchs, donc il faut se concentrer là-dessus pour finir la saison de la meilleure manière possible.”
Enfin, Mathis Amougou a également précisé son poste préférentiel. S’il peut être utilisé dans différentes positions, il se sent surtout à l’aise dans un rôle bien précis.
“Moi, c’est relayeur, en vérité. Relayeur côté gauche.”
C’est là, selon lui, qu’il peut exprimer au mieux ses qualités.
“C’est là où je me sens le mieux, où je pense pouvoir donner le meilleur de moi-même, faire parler mes qualités.”
À Brest, Mathis Amougou pourrait encore avoir une carte à jouer. Dans une fin de saison sans Europe à aller chercher, mais avec une huitième place à consolider, le jeune milieu veut continuer à travailler, rester prêt, et prouver qu’il peut avoir un rôle plus important dans le Racing de demain.











