Après la victoire de Rennes à la Meinau, Franck Haise a été interrogé sur le large turnover effectué par Gary O’Neil. Et l’entraîneur breton n’a pas caché sa compréhension face aux décisions de son homologue strasbourgeois.
« Surpris, oui… mais je le comprends », a-t-il expliqué. Pour Haise, il suffit de se replacer dans le contexte du Racing pour mesurer la complexité de la situation.
Le technicien rennais a d’ailleurs tenu à saluer la performance strasbourgeoise quelques jours plus tôt face à Mayence. « J’étais devant ma télé jeudi, et comme je l’ai dit, j’étais supporter de Strasbourg. Ils ont fait un match exceptionnel. »
Mais cet exploit a laissé des traces. « Il y a eu beaucoup d’énergie dépensée, il y a eu des petits bobos. » Et surtout, le calendrier ne laisse aucun répit.
Un enchaînement infernal
Entre la demi-finale de Ligue Conférence à venir, celle de Coupe de France trois jours plus tard et les échéances en championnat, le Racing est engagé sur tous les fronts.
Dans ce contexte, Franck Haise estime que Gary O’Neil n’avait pas vraiment le choix. « À un moment, quand vous devez gérer un effectif, ça compte. Si vous perdez en mettant tout le monde et que vous avez encore deux blessés en plus, le coach se fait critiquer. »
« Un choix assumé »
Pour l’entraîneur rennais, la décision du coach strasbourgeois s’inscrit dans une logique globale. « Il est obligé de faire des choix. Et quand on en fait, il faut les assumer. »
Un point que Haise souligne clairement, estimant que cette gestion est forcément réfléchie en interne. « Je pense que c’est un choix assumé, avec le club. »
Un respect mutuel
Au-delà du résultat, les propos de Franck Haise traduisent une forme de respect pour le travail effectué à Strasbourg et pour la situation particulière du Racing en cette fin de saison.
Entre ambition européenne, Coupe de France et championnat, le club alsacien joue sur tous les tableaux. Et pour Haise, dans un tel contexte, les décisions d’O’Neil apparaissent tout sauf surprenantes. « Je comprends très bien qu’il ait fait ce choix-là », a-t-il conclu.









