Le Racing Club de Strasbourg s’est arrêté aux portes de la finale européenne. Battus 1-0 à l’aller puis 1-0 au retour, les hommes de Gary O’Neil n’ont jamais réussi à faire basculer cette demi-finale face au Rayo Vallecano. Mais après la rencontre, Íñigo Pérez n’a pas minimisé la valeur de l’adversaire strasbourgeois.
Au contraire, l’entraîneur espagnol a reconnu que son équipe avait dû s’adapter à une formation alsacienne capable de poser de sérieux problèmes dans le jeu.
“Je crois qu’au match aller, surtout en première période, Strasbourg a été meilleur que nous. En deuxième période à Vallecas, nous avons réussi à équilibrer les choses et à nous retrouver plus lucides, plus précis, avec de meilleures sensations.”
Ce constat dit beaucoup. Même si le Racing quitte la compétition sans avoir marqué dans cette double confrontation, il a suffisamment marqué les esprits du Rayo pour que son entraîneur insiste sur la nécessité de contrôler la qualité strasbourgeoise.
À la Meinau, le plan espagnol était clair : empêcher Strasbourg d’installer son jeu, de trouver ses joueurs de ballon et de faire monter la pression.
“L’idée aujourd’hui était de réussir à transposer cela dans un contexte aussi complexe, en sachant que si nous ne le faisions pas, ils allaient nous dominer.”
Pour Íñigo Pérez, le danger était identifié. Si le Rayo ne répondait pas avec intensité, le Racing pouvait prendre le contrôle du match. Le coach espagnol a donc demandé à son équipe d’être très agressive dans les deux phases.
“L’idée a toujours été d’être très agressifs offensivement, très agressifs défensivement, afin que Strasbourg ne puisse pas trouver la qualité de ses joueurs.”
Cette phrase résume peut-être toute la frustration strasbourgeoise. Le Racing avait de la qualité. Le Rayo le savait. Mais les Espagnols ont réussi à couper les circuits, à empêcher les Alsaciens de s’exprimer pleinement et à faire de cette demi-finale retour un match verrouillé, tendu, frustrant.
Íñigo Pérez a aussi salué la manière dont son équipe a grandi au fil de la double confrontation. Selon lui, le Rayo a atteint son meilleur niveau au moment le plus important.
“La double confrontation nous a peu à peu apporté du calme, de la sérénité, et nous a montré le niveau des joueurs dans le moment le plus déterminant de la compétition.”
Le Racing, lui, gardera des regrets. Celui de ne pas avoir transformé ses temps forts à l’aller. Celui de ne pas avoir su emballer la Meinau au retour. Celui d’avoir vu son rêve de Leipzig s’éteindre face à une équipe qui a mieux maîtrisé les détails.
Mais les mots du coach espagnol rappellent aussi une chose : Strasbourg n’a pas été pris à la légère. Le Rayo savait qu’il affrontait une équipe dangereuse, jeune, talentueuse, capable de dominer si on lui en laissait l’occasion.











