Selon les informations de L’Équipe, un apaisement semble se dessiner entre la direction du Racing Club de Strasbourg et ses groupes de supporters ultras, engagés depuis de longs mois dans un bras de fer autour de la multipropriété.
Les premiers signes étaient visibles dès la large victoire face à Mayence (4-0) en Ligue Conférence. Ce soir-là, plusieurs éléments symboliques ont marqué les esprits : le retour de la bâche bleu-blanc-noir sur toute la longueur du kop, mais aussi la réapparition du « 1906 » au-dessus des entrées de la tribune Ouest. Des détails loin d’être anodins, qui traduisent un début de rapprochement.
Comme le souligne L’Équipe, « l’œil averti a perçu les signaux d’un dégel des relations ». Un constat confirmé par le club, qui évoque « un climat constructif ».
En coulisses, le dialogue aurait repris de manière très discrète mais efficace. Toujours selon L’Équipe, les discussions entre les deux parties ont abouti à plusieurs avancées concrètes. Les UB90, ainsi que d’autres associations, ont notamment obtenu un assouplissement des mesures mises en place en septembre dernier. L’accès prioritaire au stade et à leur local, sans encadrement de la sécurité, a été rétabli. Une évolution importante qui permet notamment la reprise des tifos.
Autre point notable : le contrôle des banderoles a été allégé. Une liberté retrouvée, même si certaines restrictions persistent, notamment sur les messages visant la multipropriété, comme les banderoles « BlueCo out », toujours interdites.
Malgré ces avancées, tout n’est pas encore réglé. Le principal point de tension reste la grève des encouragements, qui impacte l’ambiance en début de match depuis l’été 2024. Sur ce sujet, aucun accord n’a encore été trouvé. Le club assure toutefois que les discussions se poursuivent « en bonne intelligence ».
Du côté des supporters, un bilan est attendu à l’été prochain pour décider de la suite à donner au mouvement.
Une chose est sûre : après des mois de tensions, un dialogue semble enfin s’installer. Reste à savoir s’il sera suffisant pour tourner définitivement la page.










