Interrogé sur son avenir au Racing Club de Strasbourg, Guéla Doué a tenu à remettre les choses au clair. Alors que son nom peut naturellement alimenter certaines discussions après une saison pleine et une progression importante en Alsace, le latéral strasbourgeois n’a pas donné l’impression d’un joueur déjà tourné vers un départ. Bien au contraire.
« Pour l’instant, je suis là, je ne suis pas parti. Vous parlez comme si j’étais parti, moi. Je suis là et je suis heureux », a-t-il rappelé avec le sourire.
Arrivé dans un projet en pleine construction, Guéla Doué assure se sentir bien à Strasbourg. Le frère de Désiré Doué, joueur du Paris Saint-Germain, insiste surtout sur sa progression depuis son arrivée au club. En deux saisons, il a connu deux entraîneurs, Liam Rosenior puis Gary O’Neil, et estime avoir franchi des étapes importantes.
« Je suis très heureux de jouer. Je partage d’excellents moments avec mes coéquipiers. On peut grandir. J’ai connu deux coachs ici, Liam et Gary, ils me font progresser au quotidien. Donc c’est super. »
« Tant que je porterai ce logo, je vais tout donner »
Lorsqu’on lui demande s’il pourrait rester une saison supplémentaire à Strasbourg pour viser plus haut que la Ligue Conférence, Guéla Doué répond sans détour.
« Oui, complètement. »
Le défenseur ne cache pas les ambitions du groupe. Malgré la frustration de ne pas retrouver l’Europe la saison prochaine, le Racing sort d’un exercice dense, marqué par une 8e place en Ligue 1, une demi-finale de Coupe de France et une demi-finale de Ligue Conférence. Un parcours qui confirme, selon lui, que le projet avance.
« On a beaucoup d’ambition. On en avait cette année et on sait qu’on en a aussi pour l’année prochaine. Tant que je porterai ce logo, je vais tout donner pour Strasbourg. Tout donner. »
Un message fort dans un contexte où certains supporters s’interrogent parfois sur l’attachement des jeunes joueurs au club, notamment dans un projet où plusieurs éléments peuvent être perçus comme de passage.
Guéla Doué, lui, assure ne pas ressentir ce détachement au quotidien.
« Les joueurs se donnent à fond à l’entraînement et en match. Ce que je vois, c’est qu’il y a beaucoup d’envie. Même s’il y en a certains qui jouent dans l’espoir de partir plus tard, c’est aussi dans leur intérêt de tout donner. Ils ont vraiment cette envie de bien faire et de porter ce club au plus haut. »
BlueCo, une progression visible selon Doué
Après deux saisons passées à Strasbourg, Guéla Doué estime que le Racing avance dans la bonne direction. Il ne promet pas que le club rivalisera immédiatement avec les plus grands, mais il veut regarder la trajectoire avec recul.
« Quand on voit que ça fait deux saisons que le projet BlueCo se met en place et qu’on arrive en demi-finale de Ligue Conférence, en demi-finale de Coupe de France, on voit que ça avance. »
Le joueur rappelle aussi que Strasbourg s’est qualifié pour l’Europe la saison précédente et que le club, il y a encore quelques années, jouait surtout le maintien. À ses yeux, le changement de dimension est réel.
« L’année dernière, on s’est qualifiés pour l’Europe. Là, cette saison, c’est juste. Mais on voit que petit à petit, c’est un club qui, quelques années auparavant, se battait aussi pour le maintien. Quand on prend du recul, on voit que ça va dans une direction positive. Et ça, il faut le souligner. »
Mayence, Paris et son frère : les souvenirs forts de la saison
Au moment de citer ses grands souvenirs de la saison, Guéla Doué pense d’abord à la Coupe d’Europe. Le match contre Mayence, largement remporté par le Racing, restera forcément à part dans son esprit.
« Le match de Mayence, le 4-0, le match retour que j’ai regardé aussi, en soutenant les gars de loin… »
Mais il évoque aussi un souvenir plus personnel : les rencontres face au Paris Saint-Germain, et donc face à son frère Désiré.
« Le match contre Paris, contre mon frère. Ce sont des matchs qui me marquent à titre personnel. Je les garde en tête. »
Sur le terrain, pas question pour autant de laisser parler les sentiments. Entre les deux frères, la compétition passe avant tout pendant 90 minutes.
« Quand on est sur le terrain, c’est la guerre, c’est la bataille. Bon, il y a toujours le frère quand même, mais on se bat, c’est comme ça. Et après, quand le match est fini, là, c’est les câlins. On est contents. On a rêvé de ça. Aujourd’hui, on vit notre rêve, donc c’est juste magnifique. »
« J’espère qu’ils vont la gagner »
Guéla Doué garde évidemment un œil attentif sur la fin de saison du Paris Saint-Germain et sur la finale de Ligue des champions que doit disputer son frère. Le Strasbourgeois espère voir Désiré aller au bout.
« J’espère qu’ils vont la gagner. Ce serait beau. »
Sera-t-il présent en tribunes ? Rien n’est encore certain.
« Je ne sais pas encore. Si je peux, j’y serai, ça, c’est sûr. »
Entre ambition personnelle, attachement au Racing et fierté familiale, Guéla Doué a livré un discours clair. Il ne ferme aucune porte pour l’avenir, mais il refuse surtout qu’on parle déjà de lui comme d’un joueur parti. Pour l’instant, son message est simple : il est à Strasbourg, il s’y sent bien, et il veut continuer à tout donner pour le club.












