Le président du Racing a analysé l’historique mais frustrante saison de son club, dans un entretien accordé aux DNA.
Malin sera celui qui aura le bon terme pour qualifier cette saison rocambolesque du Racing Club de Strasbourg. Le club alsacien a atteint des étapes historiques en Coupe d’Europe (une première demi-finale) et en Coupe de France (une première demi-finale depuis 25 ans), mais ne s’est hissé dans aucune finale et a terminé 8ème de Ligue 1, première place sans sésame européen. Si la déception a tendance a dévoré le reste des sentiments, Marc Keller a voulu nuancer l’impression. « La saison n’est pas un échec. On a tout donné. On veut lutter pour les places européennes, c’est un fait. Nos rivaux, ce sont Lille, Rennes ou Monaco qui sont à la bagarre chaque année. On est encore dans l’apprentissage. Quand on est remontés en Ligue 1 en 2017, on n’est pas devenus un club installé en un claquement de doigts. Il a d’abord fallu se maintenir, puis progresser petit à petit. Pour l’Europe, il s’agit de la même logique. Ce que l’on a vécu cette saison est un passage pour être plus ambitieux, comme à l’époque du National ou de la Ligue 2. »
Le président du Racing concède que le club a encore une belle marge de progression mais ne regrette pas le déroulé de la fin de saison. « On continue le mouvement vers le haut à tous les niveaux. Sportivement, il nous faut désormais améliorer quelques détails qui font la différence là où l’on veut être. Alors, bien sûr, on aurait rêvé d’emmener tous nos supporters au Stade de France et à Leipzig, mais cela reste une très belle expérience. Évidemment, les absences d’Emmanuel Emegha et de Joaquin Panichelli ne nous ont pas aidés, mais ça n’est pas une excuse. C’est comme ça, il n’y a pas de regrets à avoir. L’équipe a tout donné. »












