Trois jours après l’élimination en demi-finale de Ligue Conférence face au Rayo Vallecano, le Racing doit déjà repartir au combat. Ce dimanche à 21h, les Strasbourgeois se déplacent à Angers avec une mission claire : gagner pour continuer à croire à une qualification européenne par le championnat.
Interrogé sur l’état de son groupe, Gary O’Neil a confirmé que plusieurs joueurs étaient touchés ou incertains après l’enchaînement des matchs.
“Nous allons essayer d’en remettre quelques-uns sur pied. Nous avons quelques problèmes. Sebastian Nanasi est malade. Samir El Mourabet est gêné par une petite blessure après le match, donc ils sont en train de l’examiner. Ben Chilwell, probablement pas. Omobamidele, non. Mais après ça, je pense que tous les autres sont prêts, donc nous allons pousser fort aujourd’hui.”
Le coach anglais a une nouvelle fois rappelé à quel point son effectif avait été mis à rude épreuve ces dernières semaines.
“Ils ont connu une série très difficile. Il y a eu tellement de matchs. C’était un effectif tellement réduit.”
Gary O’Neil a aussi évoqué une contrainte supplémentaire liée à la Ligue Conférence, où certains jeunes joueurs ne pouvaient pas être utilisés.
“C’est une règle intéressante en Ligue Conférence : certains jeunes joueurs ne sont même pas éligibles. Tyrese et Yahya Diémé ont débuté en championnat, mais je ne pouvais pas utiliser Yahya en Ligue Conférence parce qu’il n’était pas éligible.”
Cette situation a lourdement pesé sur les mêmes joueurs, obligés d’enchaîner malgré la fatigue.
“Cela a mis beaucoup de stress sur les joueurs. Nous devons nous assurer de bien nous occuper d’eux et de ne pas avoir de nouvelles blessures.”
Mais pas question pour Gary O’Neil de lever le pied. Pour lui, le déplacement à Angers a une importance capitale.
“Comme je l’ai dit, c’est une finale de coupe pour nous demain. Tout ce que j’ai, tous les joueurs disponibles joueront, et nous irons là-bas pour nous battre.”
Le coach veut surtout voir la réaction de son groupe après la grande désillusion européenne. Selon lui, c’est maintenant, dans la douleur, que le caractère des joueurs va se révéler.
“J’ai hâte de voir ça, parce que c’est très facile, quand on repense à Lyon et Lille, quand tout allait bien et que tout le monde parlait positivement, de bien jouer. Mais maintenant, je vais apprendre beaucoup sur mon groupe.”
O’Neil ne minimise pas le choc reçu face au Rayo. L’élimination a fait mal, mais la saison n’est pas encore terminée.
“Nous avons pris un coup dur jeudi, un gros coup sur le menton de la part du Rayo. Mais maintenant, nous devons nous relever et repartir, parce que la saison n’est pas terminée.”
Et malgré la difficulté de la situation, l’entraîneur strasbourgeois veut encore croire à l’Europe par le championnat.
“Je pense qu’il est très possible que si nous prenons neuf points, nous terminions aux places européennes.”
Le Racing est touché, fatigué, diminué. Mais il n’a plus le droit de s’effondrer. À Angers, Gary O’Neil attend une réponse d’orgueil, de caractère et de combat. Après le coup reçu face au Rayo, Strasbourg doit montrer qu’il est encore debout.












