Alors que le Racing Club de Strasbourg voit peu à peu les places européennes s’éloigner en championnat, la question d’un basculement total vers les coupes se pose. À la veille de la demi-finale de Coupe de France face à Nice, Gary O’Neil a été interrogé sur une possible pression supplémentaire liée à ces échéances décisives. Sa réponse est claire, presque tranchante.
Aucune pression, mais des ambitions intactes
« Non, non, non. On fait de notre mieux à chaque match. La saison dernière, le club n’avait qu’une seule compétition à jouer, et moi, je préfère en avoir trois », affirme le coach strasbourgeois. Loin de fuir l’exigence, O’Neil revendique même cette densité de calendrier, symbole d’un club qui progresse.
Mais derrière ce discours volontaire, l’entraîneur n’élude pas les difficultés. Bien au contraire.
Une saison plombée par les absences
« On a été malchanceux. Jouer beaucoup de matchs, ce n’est pas un problème. Mais avec toutes les difficultés qu’on a rencontrées, ça rend les choses plus compliquées. »
Le technicien anglais égrène alors la liste des absents : « Panichelli, Anselmino, Moreira pendant longtemps, Doué, Barco… et Ouattara. Ça fait six joueurs importants, des titulaires potentiels. »
Un constat lucide : avec un groupe au complet, Strasbourg aurait sans doute pu rivaliser partout. Mais dans ce contexte, tenir les trois fronts relève presque de l’exploit.
Le championnat encore en ligne de mire
Malgré tout, O’Neil refuse d’abandonner la Ligue 1. « On reçoit Monaco lors de la dernière journée. Il faut rester dans la course. On va essayer de réduire l’écart samedi à Lorient. On a un match en retard. » Le message est clair : le Racing n’a pas dit son dernier mot.
“On peut battre n’importe qui”
Et c’est peut-être là l’essentiel. Malgré les coups durs, malgré les doutes, la conviction reste intacte.
« On peut gagner tous nos matchs en championnat. Moi, j’ai confiance. Je pense qu’on peut battre n’importe qui. »









