À la veille de la demi-finale retour de Ligue Conférence face au Rayo Vallecano, Gary O’Neil mesure parfaitement l’importance du rendez-vous qui attend le Racing Club de Strasbourg. Battu 1-0 à l’aller, le club alsacien n’est plus qu’à un match d’une finale européenne, un accomplissement rarissime dans l’histoire du football français.
Interrogé sur la portée historique de cette rencontre, le coach anglais a reconnu ne pas connaître précisément la statistique des clubs français déjà finalistes européens, mais il sait une chose : Strasbourg vit un moment à part.
“Je n’étais pas au courant de cette statistique concernant les clubs français, mais je sais que c’est un moment spécial pour le club.”
Pour Gary O’Neil, la saison réalisée par ses joueurs est déjà exceptionnelle. Le Racing a atteint la demi-finale de Coupe de France et la demi-finale de Ligue Conférence, au prix d’un effort considérable.
“Ce n’est pas chaque saison qu’une équipe arrive en demi-finale d’une compétition européenne, ainsi qu’en demi-finale de Coupe de France.”
“Cela a été un effort incroyable de la part des joueurs.”
Mais l’entraîneur strasbourgeois refuse de voir cette demi-finale comme un aboutissement. Pour lui, il manque encore une marche.
“Comme je leur dis, ce n’est pas la dernière étape.”
“Nous devons faire au moins un pas de plus. Nous devons avancer encore. Nous devons performer encore.”
Gary O’Neil replace aussi ce match dans l’histoire récente du Racing. Un club qui, il y a un peu plus d’une décennie, avait connu la descente aux enfers après ses problèmes financiers, avant de se reconstruire depuis les divisions inférieures.
“C’est simplement la progression du club. Si vous regardez les douze dernières années, cela a été un parcours incroyable.”
“Quand le club a souffert de problèmes financiers et a été relégué tout en bas, dans les divisions inférieures françaises, puis qu’il a récupéré grâce à tout le travail des gens autour d’ici…”
Le coach anglais a tenu à citer ceux qui ont accompagné cette reconstruction : les dirigeants, les propriétaires, Marc Keller, mais aussi les supporters.
“Marc, les propriétaires, les supporters, tous ont dû s’accrocher et aider dans ce moment-là pour renverser toute la situation.”
Et aujourd’hui, voir le Racing à une marche d’une finale européenne donne une dimension vertigineuse à ce chemin parcouru.
“Arriver là où nous sommes maintenant, c’est un parcours incroyable.”
Gary O’Neil assure que son groupe a conscience de cette histoire. Et surtout, qu’il veut continuer à l’écrire.
“Moi et les joueurs, nous comprenons cela, et nous voulons emmener ce club encore plus loin si nous le pouvons.”
Le coach strasbourgeois sait aussi que cette saison n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Le Racing a dû composer avec les blessures, les absences et plusieurs coups durs.
“Nous avons un groupe spécial cette année.”
“Nous avons connu des difficultés, bien sûr, des coups durs avec Pani, Emma, Barco, Guéla, Diego, beaucoup de problèmes et d’obstacles que nous avons dû affronter.”
Mais malgré tout, Strasbourg est encore là.
“Nous sommes toujours debout. Nous nous battons encore. Nous nous battons ensemble.”
Et pour cette demi-finale retour, Gary O’Neil pourra compter sur deux retours importants, avec Valentin Barco et Guéla Doué, qu’il présente comme deux forces supplémentaires pour le combat à venir.
“Demain, nous serons encore plus forts. Nous accueillons de retour deux de nos soldats, prêts à y aller.”
L’objectif est clair : faire basculer la Meinau dans l’histoire et envoyer le Racing en finale européenne.
“Nous essayons de créer quelque chose d’historique pour le club.”
“Atteindre une finale européenne serait un accomplissement incroyable.”
Mais Gary O’Neil garde la tête froide. Il sait que le Rayo Vallecano ne viendra pas en victime. Les Espagnols ont gagné l’aller et restent un adversaire de très haut niveau.
“Il y a un grand obstacle à franchir. Le Rayo Vallecano est une excellente équipe.”
“Ce sera donc un match difficile, mais nous allons tout essayer pour passer à l’étape suivante.”











