C’est la question qui revient à chaque coup dur, et elle est revenue samedi soir. Comment fait-on avec l’effectif le plus jeune des cinq grands championnats européens quand on tombe sur une équipe plus installée ? Hugo Oliveira n’a pas esquivé, et il a sorti le mot qui lui sert de boussole depuis le mois d’août.
« Quand nous jouons contre de nombreux adversaires forts, avec des adversaires qui ont des idées différentes et une bonne organisation, les jeunes joueurs doivent savoir interpréter les situations pour prendre les bonnes décisions. Et quand c’est plus difficile, ils ont besoin d’apprendre. »
« Ce groupe a beaucoup de marge »
Pour l’entraîneur du Racing, une soirée comme celle de Jean-Bouin n’est donc pas à ranger avec les pertes sèches. « Un match comme celui d’aujourd’hui nous donne la capacité de nous développer, de faire des analyses et de grandir. Ils peuvent grandir. Ce groupe de joueurs a beaucoup de marge pour progresser. C’est un nouveau processus, un processus de développement. »
Il ne renie rien de son bilan d’entrée de saison pour autant. « Le premier bloc de matchs, je pense qu’il est positif. Aujourd’hui, il y a eu des difficultés, principalement en première mi-temps, mais la mentalité est là. La mentalité est là, le placement collectif et la capacité d’apprendre sont là. On va grandir, on va se développer parce que ce sont des matchs comme aujourd’hui qui vont nous donner cette capacité. »
Le verbe est revenu comme un refrain, jusqu’au dernier mot de sa conférence : « Grandir, apprendre, travailler et grandir. » Sur le fond, il n’a pas tort : sept points en cinq journées avec une équipe reconstruite l’été dernier, ce n’est pas le problème. Reste à savoir combien de soirées comme celle de ce samedi ce discours peut absorber avant que quelqu’un demande à voir les résultats de l’apprentissage.









