Il n’a rien cherché à maquiller. Vingt minutes après la défaite 2-1 à Jean-Bouin, Hugo Oliveira a résumé la soirée en une phrase que les chiffres confirment. « Paris a été meilleur que Strasbourg. C’est simple à dire : en première mi-temps, il y a eu beaucoup de différences. »
L’entraîneur du Racing a même livré une explication qu’on entend rarement dans sa bouche. « Nous avons rencontré beaucoup de difficultés lors de la première mi-temps. Je pense que Paris est entré dans le match avec beaucoup d’agressivité, ce qui a rendu difficile la construction de notre jeu. Construire avec qualité et avec calme nous a été difficile. Nous étions nerveux, les joueurs étaient nerveux. »
« Des minutes difficiles »
Le mot est lâché, et il explique une bonne partie de ce qu’on a vu. « Nous avons eu des difficultés à réagir, à trouver les bons repères dans l’espace pour nous connecter. Ce furent des minutes difficiles lors de cette première période. »
Difficiles au point que le Racing n’a pas cadré la moindre frappe avant la pause, et qu’il a terminé la rencontre avec cinq tirs et zéro corner, contre dix-sept tentatives parisiennes. Oliveira n’a pas cherché à contester ce déséquilibre : il l’a nommé le premier, avant même qu’on le lui oppose.
Il a tout de même tenu à sauver une chose. « Nous sommes une équipe qui bataille toujours, une équipe avec une bonne mentalité et une attitude forte. À la fin du match, on a lutté pour revenir et pour rendre nos supporters fiers. » Le score final, 2-1, dit qu’il n’a pas complètement tort. Les quarante-cinq premières minutes disent le reste.









