Le piège était identifié. Il n’a pas été évité pour autant. Interrogé sur ses choix de départ à Jean-Bouin, à commencer par la titularisation surprise de Samir El Mourabet, Hugo Oliveira a expliqué ce que le Racing avait préparé pour la première demi-heure. « Nous savions que Paris allait commencer le match avec beaucoup de pression. Quand on entame la construction avec Filip Jorgensen, il y a beaucoup de pression. »
La réponse prévue tenait en quelques principes simples. « L’idée était de contrôler grâce à la capacité de faire des rebonds, de faire du petit toucher pour avancer. Il faut faire la transition d’un côté à l’autre. » Sur le papier, c’est une relance courte assumée, avec des appuis qui remettent vite et un ballon qui change d’aile pour sortir du pressing. Sur le terrain, le Racing n’a pas franchi le milieu proprement pendant quarante-cinq minutes.
Le banc a changé le match
La correction est venue au vestiaire. « On a fait une bonne analyse à la mi-temps. Et la deuxième mi-temps a été bonne sur le plan de la mentalité, avec les joueurs qui sont entrés depuis le banc. C’est une bonne chose pour l’équipe. » Le Racing a effectivement relevé la tête après la pause, sans parvenir à inquiéter durablement Paris. « On a failli créer une bonne occasion avec Nanasi, mais Paris a marqué le deuxième but. »
Restait le dernier quart d’heure, et cette impression d’un match qui n’était pas si loin. « En fin de match, on était là, dans la surface de réparation, il aurait fallu un petit peu plus. » Un petit peu plus, en l’occurrence : un deuxième tir cadré. Le Racing n’en a pas eu d’autre de toute la soirée.









