Le feuilleton Moreira entre dans une phase délicate. Selon le journaliste italien Alfredo Pedullà, les discussions entre la Roma et le Racing sont au point mort — et le club romain, lassé d’attendre, commence sérieusement à explorer d’autres pistes.
Rien n’a bougé depuis notre dernier point sur le dossier : le Racing campe sur ses exigences, la Roma sur son offre, et le fossé entre les deux positions n’a pas été comblé. Pedullà, qui suit le dossier de près, apporte d’ailleurs une précision qui en dit long sur la fermeté alsacienne : le Belge est valorisé très haut, et côté vendeur, on ne fait aucun cadeau. Le journaliste souligne même que l’accord salarial trouvé entre le joueur et la Louve en devient presque accessoire tant que les clubs ne se parlent plus.
La conséquence est logique : le directeur sportif Tony D’Amico a réactivé ses plans B. D’après la presse italienne, la priorité romaine se nomme désormais Antonio Nusa, l’ailier norvégien de Leipzig, avec qui les discussions ont commencé — un dossier estimé lui aussi à prix d’or. Sur les tablettes figurent également son compatriote Andreas Schjelderup, révélation du Mondial avec la Norvège, ou encore le jeune Mika Godts. Autrement dit : la Roma ne veut plus dépendre du seul dossier Moreira pour offrir un renfort offensif à Gasperini.
Faut-il y voir une menace pour le Racing ? Pas nécessairement. Sky Sport Italia continue de présenter Moreira comme le profil le plus atteignable de la liste romaine, et l’intérêt de Dortmund maintient une seconde porte ouverte. Sous contrat jusqu’en 2029, l’international belge ne coûte rien à conserver — et un ailier de son calibre dans l’effectif d’Oliveira n’est pas exactement un problème. Mais la fenêtre romaine, elle, ne restera pas ouverte éternellement : si Nusa dit oui à la Louve, la plus belle offre de l’été pour Moreira pourrait s’évaporer avec lui.
Le Racing joue la montre, la Roma joue les alternatives : le dossier Moreira est devenu une partie de poker où chacun attend que l’autre cligne des yeux.












