Après la lourde défaite du Racing face à Rennes (0-3), Gary O’Neil n’a pas fui ses responsabilités. Interrogé sur ses choix, alors qu’il avait annoncé vouloir aligner la meilleure équipe possible, le coach anglais a été clair : il n’avait tout simplement pas plus d’options.
« C’était la meilleure équipe que nous pouvions aligner », a-t-il insisté. Derrière ce constat, une réalité brutale : un effectif décimé entre blessures, fatigue et incertitudes de dernière minute.
Un casse-tête total
Le technicien strasbourgeois a détaillé une situation particulièrement compliquée. Matisse s’est blessé à la cheville à l’entraînement la veille, Doué n’a pas récupéré de sa maladie, tandis que plusieurs cadres étaient indisponibles ou trop justes physiquement.
« Barco est blessé, Chilwell aussi. Emegha et Diego ne pouvaient pas enchaîner après jeudi », a-t-il expliqué, évoquant également la nécessité de ménager certains joueurs comme Samir.
Résultat : un groupe très limité, au point de devoir composer un banc incomplet. « On n’avait même pas assez de joueurs, on a dû mettre deux gardiens », a-t-il soufflé.
Des choix assumés… et une responsabilité totale
Face aux critiques sur son turnover, O’Neil a tenu à protéger ses joueurs. « J’ai choisi l’équipe qui donnait la meilleure chance de gagner. On a essayé, mais ça n’a pas suffi. » Lucide, il reconnaît cependant ne pas avoir trouvé la bonne formule. « Aujourd’hui, je n’ai pas fait les bons choix. C’est de ma faute, pas celle des joueurs. Ils ont tout donné. »
Des jeunes lancés dans le grand bain
Dans cette soirée difficile, le coach retient malgré tout quelques motifs de satisfaction, notamment les débuts de plusieurs jeunes. Amadou Cissé, très attaché au club, a connu sa première en Ligue 1, tout comme Sabaly et Tyrese Noubissie, entré en cours de jeu. « L’académie fait du très bon travail », a salué O’Neil.
Un calendrier impitoyable
Au-delà du match, l’entraîneur pointe aussi l’enchaînement infernal des rencontres. Jouer un jeudi soir en Coupe d’Europe puis enchaîner dès le dimanche complique fortement la gestion physique, surtout avec un effectif amoindri. « C’est impossible de demander à certains joueurs d’enchaîner tous les trois jours », a-t-il rappelé.
La suite déjà dans toutes les têtes
Malgré ce revers, Gary O’Neil refuse de lâcher quoi que ce soit. « On va continuer à se battre dans toutes les compétitions », a-t-il affirmé. Le regard est déjà tourné vers mercredi et la demi-finale de Coupe de France face à Nice. « Un très, très grand match nous attend. On doit récupérer des joueurs et recréer de l’énergie. » Le message est clair : le Racing est touché, mais loin d’être abattu.










