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Edito | Le plus beau stade du monde !

15 Déc 2016 10:23
Alsa'Sportspar Alsa'Sports
Temps de lecture : 12 mins
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BridelPascal Bridel, actuellement observateur pour l’AJ Auxerre depuis de nombreuses années, est un grand connaisseur du football. Retrouvez chaque semaine, son analyse sur le monde du ballon rond dans la rubrique « L’œil  de Pascal Bridel ». Cette semaine, il revient sur la découverte dans le Haut-Rhin, du plus beau stade du monde…

On ne mesure pas assez les privilèges que l’ont peut avoir dans le football. Amasser des souvenirs en faisant des rencontres inoubliables, vivre des moments fabuleux mais aussi faire du tourisme en visitant des villes au gré des rencontres auxquelles on assiste et découvrir des stades mythiques dans lesquels se sont déroulé des matchs historiques. Fin de semaine dernière j’ai eu la chance et le bonheur de me trouver dans le plus beau stade du mondeÂ… Pyongyang , Rio de Janeiro, Milan, Barcelone, Saint-Denis Â… Auxerre Il existe des monuments qui vous glacent le sang, qui vous font dresser les poils sur les bras lorsque vous vous y rendez pour la première fois, et même souvent lors des visites suivantes. A l’instar de croyants qui visitent des lieus religieux, il en est de même pour moi lorsque je vais pour la première fois dans un stade. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir me rendre dans ce qui est le plus grand stade de football actuellement en service et qui se trouve en Corée du Nord, le stade du Premier-Mai à Pyongyang, avec sa capacité de 150 000 spectateurs. Mais quelle ne fut pas mon émotion lorsque j’ai franchi les portes de celui de Rio de Janeiro appelé communément Maracaña alors que depuis 1966 il porte le nom de « Estadio Jornalista Mario Filho », ce que beaucoup de gens ignorent d’ailleurs. Si aujourd’hui sa capacité n’est plus que de 76 935 spectateurs, à sa création il pouvait accueillir 220 000 supporters ! Et en 2003 lors de ma première visite de ce temple du football, comment ne pas avoir eu une pensée pour Didier Six qui a été le premier footballeur français à y inscrire un but le 30 juin 1977 dans un style purementÂ… Brésilien ? Au point que je lui ai passé un coup de fil en lui demandant de deviner où je suis. Des émotions également à Milan avec comme premier match au Stade Guiseppe Meazza un Inter / RC Strasbourg en coupe UEFA le 9 décembre 1997, match dont j’ai dans ma collection le maillot numéro 23 porté ce jour là par François Keller. Le Camp Nou de Barcelone avec son immense boutique à vous couper le souffle ou encore le Stade de France, où j’ai eu l’occasion de vibrer pour trois finales de coupe de France (2003, 2005 et 2015) et deux de Gambardella (2007 et 2014) ont également une place dans ma boîte à souvenirs. Et que dire du  » Chaudron  » à Saint-Étienne où encore aujourd’hui résonne, avant les matchs, le fameux tube de 1976  » Allez les verts  » ? Sans oublier bien évidemment un stade qui m’est cher, celui de l’Abbé Deschamps qui est le moins prestigieux de tous ceux-là mais qui dans mon cœur tient une place à part. Quand je vous parlais de visites comparables à celle de cathédrales, je me souviens comme si c’était hier de mon premier recueillement à l’Abbé Deschamps. C’était il y a fort longtemps, un samedi après-midi, où j’étais assis seul dans la tribune sans un bruit au tour de moi alors que j’essayais de m’imaginer le parcours architectural et sportif de cet antre depuis sa création par Ernest-Théodore Valentin Deschamps. Le stade de l’insouciance Vivre ces expériences, une fois adulte, nous fait presque oublier ces stades si particuliers de notre enfance. Ceux où il n’y avait pas de tricherie, ou un tout petit peu quand même pour rigoler, mais surtout pas de corruption, de violence ni de racisme. Ces stades où l’on se retrouvait le soir après les cours une fois les devoirs faits, si non pas le droit d’y aller, et où on disputait des parties de plaisir lors desquels il n’y avait pas ses illuminés qui attendent de pied ferme les supporters adverses pour en découdre, pas d’abrutis cherchant à viser les joueurs sur le terrain à l’aide de projectiles divers. Ses stades étaient, en fait, des terrains de handball pour les mieux lotis qui pouvaient ainsi profiter de buts avec des filets et d’une délimitation de terrain comme au gymnase Pfeffel de Colmar ou alors le parvis de l’église Saint-Joseph. Là bas, il fallait délimiter un but à l’aide des vestes de survêtement posé sur deux tas côté pelouse (ce but était mon préféré à défendre car le rebord de l’espace engazonné repoussait les ballons frappés à ras de terre par l’adversaire) et l’autre y était dessiné à la craie sur un des murs de l’édifice religieux. Un peu comme l’avait fait bien longtemps avant nous, à la fin des années 40, un certain Guy Roux au temple Saint-Mathieu se situant plus au centre ville. Et dimanche dernier au détour d’une visite je suis tombé, dans la cour d’une résidence au Noehlen Weg à Colmar, sur un stade qui m’a remémoré ces souvenirs d’enfance. Un garage servant de but avec devant sa porte une surface de réparation dessinée de mains de maîtres à la craie, et un second but en face entre deux autres garages. Un court instant je me suis imaginé les cris, le chahut de ces gamins qui disputaient les matchs de (leur) championnat dans ce stade. Mais était ce le  » Stade du Noehlenweg  » ? Non, tout simplement le plus beau stade du monde, le  » Stade de l’insouciance  » où seul le plaisir de taper dans le ballon compte.  

BridelPascal Bridel, actuellement observateur pour l’AJ Auxerre depuis de nombreuses années, est un grand connaisseur du football. Retrouvez chaque semaine, son analyse sur le monde du ballon rond dans la rubrique « L’œil  de Pascal Bridel ». Cette semaine, il revient sur la découverte dans le Haut-Rhin, du plus beau stade du monde…

On ne mesure pas assez les privilèges que l’ont peut avoir dans le football. Amasser des souvenirs en faisant des rencontres inoubliables, vivre des moments fabuleux mais aussi faire du tourisme en visitant des villes au gré des rencontres auxquelles on assiste et découvrir des stades mythiques dans lesquels se sont déroulé des matchs historiques. Fin de semaine dernière j’ai eu la chance et le bonheur de me trouver dans le plus beau stade du mondeÂ… Pyongyang , Rio de Janeiro, Milan, Barcelone, Saint-Denis Â… Auxerre Il existe des monuments qui vous glacent le sang, qui vous font dresser les poils sur les bras lorsque vous vous y rendez pour la première fois, et même souvent lors des visites suivantes. A l’instar de croyants qui visitent des lieus religieux, il en est de même pour moi lorsque je vais pour la première fois dans un stade. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir me rendre dans ce qui est le plus grand stade de football actuellement en service et qui se trouve en Corée du Nord, le stade du Premier-Mai à Pyongyang, avec sa capacité de 150 000 spectateurs. Mais quelle ne fut pas mon émotion lorsque j’ai franchi les portes de celui de Rio de Janeiro appelé communément Maracaña alors que depuis 1966 il porte le nom de « Estadio Jornalista Mario Filho », ce que beaucoup de gens ignorent d’ailleurs. Si aujourd’hui sa capacité n’est plus que de 76 935 spectateurs, à sa création il pouvait accueillir 220 000 supporters ! Et en 2003 lors de ma première visite de ce temple du football, comment ne pas avoir eu une pensée pour Didier Six qui a été le premier footballeur français à y inscrire un but le 30 juin 1977 dans un style purementÂ… Brésilien ? Au point que je lui ai passé un coup de fil en lui demandant de deviner où je suis. Des émotions également à Milan avec comme premier match au Stade Guiseppe Meazza un Inter / RC Strasbourg en coupe UEFA le 9 décembre 1997, match dont j’ai dans ma collection le maillot numéro 23 porté ce jour là par François Keller. Le Camp Nou de Barcelone avec son immense boutique à vous couper le souffle ou encore le Stade de France, où j’ai eu l’occasion de vibrer pour trois finales de coupe de France (2003, 2005 et 2015) et deux de Gambardella (2007 et 2014) ont également une place dans ma boîte à souvenirs. Et que dire du  » Chaudron  » à Saint-Étienne où encore aujourd’hui résonne, avant les matchs, le fameux tube de 1976  » Allez les verts  » ? Sans oublier bien évidemment un stade qui m’est cher, celui de l’Abbé Deschamps qui est le moins prestigieux de tous ceux-là mais qui dans mon cœur tient une place à part. Quand je vous parlais de visites comparables à celle de cathédrales, je me souviens comme si c’était hier de mon premier recueillement à l’Abbé Deschamps. C’était il y a fort longtemps, un samedi après-midi, où j’étais assis seul dans la tribune sans un bruit au tour de moi alors que j’essayais de m’imaginer le parcours architectural et sportif de cet antre depuis sa création par Ernest-Théodore Valentin Deschamps. Le stade de l’insouciance Vivre ces expériences, une fois adulte, nous fait presque oublier ces stades si particuliers de notre enfance. Ceux où il n’y avait pas de tricherie, ou un tout petit peu quand même pour rigoler, mais surtout pas de corruption, de violence ni de racisme. Ces stades où l’on se retrouvait le soir après les cours une fois les devoirs faits, si non pas le droit d’y aller, et où on disputait des parties de plaisir lors desquels il n’y avait pas ses illuminés qui attendent de pied ferme les supporters adverses pour en découdre, pas d’abrutis cherchant à viser les joueurs sur le terrain à l’aide de projectiles divers. Ses stades étaient, en fait, des terrains de handball pour les mieux lotis qui pouvaient ainsi profiter de buts avec des filets et d’une délimitation de terrain comme au gymnase Pfeffel de Colmar ou alors le parvis de l’église Saint-Joseph. Là bas, il fallait délimiter un but à l’aide des vestes de survêtement posé sur deux tas côté pelouse (ce but était mon préféré à défendre car le rebord de l’espace engazonné repoussait les ballons frappés à ras de terre par l’adversaire) et l’autre y était dessiné à la craie sur un des murs de l’édifice religieux. Un peu comme l’avait fait bien longtemps avant nous, à la fin des années 40, un certain Guy Roux au temple Saint-Mathieu se situant plus au centre ville. Et dimanche dernier au détour d’une visite je suis tombé, dans la cour d’une résidence au Noehlen Weg à Colmar, sur un stade qui m’a remémoré ces souvenirs d’enfance. Un garage servant de but avec devant sa porte une surface de réparation dessinée de mains de maîtres à la craie, et un second but en face entre deux autres garages. Un court instant je me suis imaginé les cris, le chahut de ces gamins qui disputaient les matchs de (leur) championnat dans ce stade. Mais était ce le  » Stade du Noehlenweg  » ? Non, tout simplement le plus beau stade du monde, le  » Stade de l’insouciance  » où seul le plaisir de taper dans le ballon compte.  

BridelPascal Bridel, actuellement observateur pour l’AJ Auxerre depuis de nombreuses années, est un grand connaisseur du football. Retrouvez chaque semaine, son analyse sur le monde du ballon rond dans la rubrique « L’œil  de Pascal Bridel ». Cette semaine, il revient sur la découverte dans le Haut-Rhin, du plus beau stade du monde…

On ne mesure pas assez les privilèges que l’ont peut avoir dans le football. Amasser des souvenirs en faisant des rencontres inoubliables, vivre des moments fabuleux mais aussi faire du tourisme en visitant des villes au gré des rencontres auxquelles on assiste et découvrir des stades mythiques dans lesquels se sont déroulé des matchs historiques. Fin de semaine dernière j’ai eu la chance et le bonheur de me trouver dans le plus beau stade du mondeÂ… Pyongyang , Rio de Janeiro, Milan, Barcelone, Saint-Denis Â… Auxerre Il existe des monuments qui vous glacent le sang, qui vous font dresser les poils sur les bras lorsque vous vous y rendez pour la première fois, et même souvent lors des visites suivantes. A l’instar de croyants qui visitent des lieus religieux, il en est de même pour moi lorsque je vais pour la première fois dans un stade. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir me rendre dans ce qui est le plus grand stade de football actuellement en service et qui se trouve en Corée du Nord, le stade du Premier-Mai à Pyongyang, avec sa capacité de 150 000 spectateurs. Mais quelle ne fut pas mon émotion lorsque j’ai franchi les portes de celui de Rio de Janeiro appelé communément Maracaña alors que depuis 1966 il porte le nom de « Estadio Jornalista Mario Filho », ce que beaucoup de gens ignorent d’ailleurs. Si aujourd’hui sa capacité n’est plus que de 76 935 spectateurs, à sa création il pouvait accueillir 220 000 supporters ! Et en 2003 lors de ma première visite de ce temple du football, comment ne pas avoir eu une pensée pour Didier Six qui a été le premier footballeur français à y inscrire un but le 30 juin 1977 dans un style purementÂ… Brésilien ? Au point que je lui ai passé un coup de fil en lui demandant de deviner où je suis. Des émotions également à Milan avec comme premier match au Stade Guiseppe Meazza un Inter / RC Strasbourg en coupe UEFA le 9 décembre 1997, match dont j’ai dans ma collection le maillot numéro 23 porté ce jour là par François Keller. Le Camp Nou de Barcelone avec son immense boutique à vous couper le souffle ou encore le Stade de France, où j’ai eu l’occasion de vibrer pour trois finales de coupe de France (2003, 2005 et 2015) et deux de Gambardella (2007 et 2014) ont également une place dans ma boîte à souvenirs. Et que dire du  » Chaudron  » à Saint-Étienne où encore aujourd’hui résonne, avant les matchs, le fameux tube de 1976  » Allez les verts  » ? Sans oublier bien évidemment un stade qui m’est cher, celui de l’Abbé Deschamps qui est le moins prestigieux de tous ceux-là mais qui dans mon cœur tient une place à part. Quand je vous parlais de visites comparables à celle de cathédrales, je me souviens comme si c’était hier de mon premier recueillement à l’Abbé Deschamps. C’était il y a fort longtemps, un samedi après-midi, où j’étais assis seul dans la tribune sans un bruit au tour de moi alors que j’essayais de m’imaginer le parcours architectural et sportif de cet antre depuis sa création par Ernest-Théodore Valentin Deschamps. Le stade de l’insouciance Vivre ces expériences, une fois adulte, nous fait presque oublier ces stades si particuliers de notre enfance. Ceux où il n’y avait pas de tricherie, ou un tout petit peu quand même pour rigoler, mais surtout pas de corruption, de violence ni de racisme. Ces stades où l’on se retrouvait le soir après les cours une fois les devoirs faits, si non pas le droit d’y aller, et où on disputait des parties de plaisir lors desquels il n’y avait pas ses illuminés qui attendent de pied ferme les supporters adverses pour en découdre, pas d’abrutis cherchant à viser les joueurs sur le terrain à l’aide de projectiles divers. Ses stades étaient, en fait, des terrains de handball pour les mieux lotis qui pouvaient ainsi profiter de buts avec des filets et d’une délimitation de terrain comme au gymnase Pfeffel de Colmar ou alors le parvis de l’église Saint-Joseph. Là bas, il fallait délimiter un but à l’aide des vestes de survêtement posé sur deux tas côté pelouse (ce but était mon préféré à défendre car le rebord de l’espace engazonné repoussait les ballons frappés à ras de terre par l’adversaire) et l’autre y était dessiné à la craie sur un des murs de l’édifice religieux. Un peu comme l’avait fait bien longtemps avant nous, à la fin des années 40, un certain Guy Roux au temple Saint-Mathieu se situant plus au centre ville. Et dimanche dernier au détour d’une visite je suis tombé, dans la cour d’une résidence au Noehlen Weg à Colmar, sur un stade qui m’a remémoré ces souvenirs d’enfance. Un garage servant de but avec devant sa porte une surface de réparation dessinée de mains de maîtres à la craie, et un second but en face entre deux autres garages. Un court instant je me suis imaginé les cris, le chahut de ces gamins qui disputaient les matchs de (leur) championnat dans ce stade. Mais était ce le  » Stade du Noehlenweg  » ? Non, tout simplement le plus beau stade du monde, le  » Stade de l’insouciance  » où seul le plaisir de taper dans le ballon compte.  

BridelPascal Bridel, actuellement observateur pour l’AJ Auxerre depuis de nombreuses années, est un grand connaisseur du football. Retrouvez chaque semaine, son analyse sur le monde du ballon rond dans la rubrique « L’œil  de Pascal Bridel ». Cette semaine, il revient sur la découverte dans le Haut-Rhin, du plus beau stade du monde…

On ne mesure pas assez les privilèges que l’ont peut avoir dans le football. Amasser des souvenirs en faisant des rencontres inoubliables, vivre des moments fabuleux mais aussi faire du tourisme en visitant des villes au gré des rencontres auxquelles on assiste et découvrir des stades mythiques dans lesquels se sont déroulé des matchs historiques. Fin de semaine dernière j’ai eu la chance et le bonheur de me trouver dans le plus beau stade du mondeÂ… Pyongyang , Rio de Janeiro, Milan, Barcelone, Saint-Denis Â… Auxerre Il existe des monuments qui vous glacent le sang, qui vous font dresser les poils sur les bras lorsque vous vous y rendez pour la première fois, et même souvent lors des visites suivantes. A l’instar de croyants qui visitent des lieus religieux, il en est de même pour moi lorsque je vais pour la première fois dans un stade. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir me rendre dans ce qui est le plus grand stade de football actuellement en service et qui se trouve en Corée du Nord, le stade du Premier-Mai à Pyongyang, avec sa capacité de 150 000 spectateurs. Mais quelle ne fut pas mon émotion lorsque j’ai franchi les portes de celui de Rio de Janeiro appelé communément Maracaña alors que depuis 1966 il porte le nom de « Estadio Jornalista Mario Filho », ce que beaucoup de gens ignorent d’ailleurs. Si aujourd’hui sa capacité n’est plus que de 76 935 spectateurs, à sa création il pouvait accueillir 220 000 supporters ! Et en 2003 lors de ma première visite de ce temple du football, comment ne pas avoir eu une pensée pour Didier Six qui a été le premier footballeur français à y inscrire un but le 30 juin 1977 dans un style purementÂ… Brésilien ? Au point que je lui ai passé un coup de fil en lui demandant de deviner où je suis. Des émotions également à Milan avec comme premier match au Stade Guiseppe Meazza un Inter / RC Strasbourg en coupe UEFA le 9 décembre 1997, match dont j’ai dans ma collection le maillot numéro 23 porté ce jour là par François Keller. Le Camp Nou de Barcelone avec son immense boutique à vous couper le souffle ou encore le Stade de France, où j’ai eu l’occasion de vibrer pour trois finales de coupe de France (2003, 2005 et 2015) et deux de Gambardella (2007 et 2014) ont également une place dans ma boîte à souvenirs. Et que dire du  » Chaudron  » à Saint-Étienne où encore aujourd’hui résonne, avant les matchs, le fameux tube de 1976  » Allez les verts  » ? Sans oublier bien évidemment un stade qui m’est cher, celui de l’Abbé Deschamps qui est le moins prestigieux de tous ceux-là mais qui dans mon cœur tient une place à part. Quand je vous parlais de visites comparables à celle de cathédrales, je me souviens comme si c’était hier de mon premier recueillement à l’Abbé Deschamps. C’était il y a fort longtemps, un samedi après-midi, où j’étais assis seul dans la tribune sans un bruit au tour de moi alors que j’essayais de m’imaginer le parcours architectural et sportif de cet antre depuis sa création par Ernest-Théodore Valentin Deschamps. Le stade de l’insouciance Vivre ces expériences, une fois adulte, nous fait presque oublier ces stades si particuliers de notre enfance. Ceux où il n’y avait pas de tricherie, ou un tout petit peu quand même pour rigoler, mais surtout pas de corruption, de violence ni de racisme. Ces stades où l’on se retrouvait le soir après les cours une fois les devoirs faits, si non pas le droit d’y aller, et où on disputait des parties de plaisir lors desquels il n’y avait pas ses illuminés qui attendent de pied ferme les supporters adverses pour en découdre, pas d’abrutis cherchant à viser les joueurs sur le terrain à l’aide de projectiles divers. Ses stades étaient, en fait, des terrains de handball pour les mieux lotis qui pouvaient ainsi profiter de buts avec des filets et d’une délimitation de terrain comme au gymnase Pfeffel de Colmar ou alors le parvis de l’église Saint-Joseph. Là bas, il fallait délimiter un but à l’aide des vestes de survêtement posé sur deux tas côté pelouse (ce but était mon préféré à défendre car le rebord de l’espace engazonné repoussait les ballons frappés à ras de terre par l’adversaire) et l’autre y était dessiné à la craie sur un des murs de l’édifice religieux. Un peu comme l’avait fait bien longtemps avant nous, à la fin des années 40, un certain Guy Roux au temple Saint-Mathieu se situant plus au centre ville. Et dimanche dernier au détour d’une visite je suis tombé, dans la cour d’une résidence au Noehlen Weg à Colmar, sur un stade qui m’a remémoré ces souvenirs d’enfance. Un garage servant de but avec devant sa porte une surface de réparation dessinée de mains de maîtres à la craie, et un second but en face entre deux autres garages. Un court instant je me suis imaginé les cris, le chahut de ces gamins qui disputaient les matchs de (leur) championnat dans ce stade. Mais était ce le  » Stade du Noehlenweg  » ? Non, tout simplement le plus beau stade du monde, le  » Stade de l’insouciance  » où seul le plaisir de taper dans le ballon compte.  
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