Le Racing Club de Strasbourg a réalisé un véritable exploit. Battus 2-0 à l’aller, les Alsaciens ont renversé Mayence au retour avec une victoire éclatante 4-0 à la Meinau, validant ainsi leur qualification pour les demi-finales de la Ligue Conférence.
Au coup d’envoi, un choix a pourtant surpris : la présence d’Emanuel Emegha sur le banc. Interrogé après la rencontre, Gary O’Neil a détaillé les raisons de cette décision stratégique.
« C’était un choix difficile », a reconnu l’entraîneur strasbourgeois. Dans son idée initiale, le match devait être plus long et potentiellement se jouer en prolongation. « Je pensais sincèrement qu’on aurait peut-être besoin de prolongations. J’imaginais un scénario où on gagne 2-0 ou 3-1, et où il nous faudrait quelque chose en fin de match pour faire la différence. »
Dans cette optique, le technicien anglais a choisi de répartir ses forces. Le retour de Diego Moreira a pesé dans la balance. « Je savais que Diego allait nous donner de l’élan dès le départ. C’est un joueur important pour nous, avec de la vitesse, de l’impact. »
Et lorsque le match a commencé à ralentir, son plan s’est mis en place. « Vers la 55e minute, j’ai senti que l’équipe perdait un peu d’énergie. Faire entrer Emegha à ce moment-là nous a redonné de l’élan. »
Une gestion pensée dans le détail. « On a essayé de répartir nos forces, plutôt que de tout donner au début. Avoir Moreira pour lancer le match, puis Emegha pour finir fort. »
Une victoire avant tout collective
Au-delà des choix tactiques, Gary O’Neil a tenu à souligner la performance globale de son équipe. « Ce n’est pas seulement Moreira ou Emegha. Barco, El Mourabet, Omobamidele… ils ont été incroyables. »
Mention spéciale également pour Sebastian, auteur d’un but important, dans une prestation que le coach qualifie de « fantastique collectivement ».
« On voit que le groupe y croit. Ça se ressent dans la manière dont ils jouent. »
Un exploit… mais déjà tourné vers la suite
Si la qualification est historique, O’Neil sait que le plus dur commence. Le calendrier s’annonce chargé avec deux grosses échéances dans les jours à venir.
« Maintenant, il faut récupérer. On a encore deux gros matchs dans les six prochains jours. »
Le technicien s’attend d’ailleurs à gérer les conséquences physiques de cette soirée intense. « Peut-être qu’on aura des absents ce week-end. Je ferai le point demain. »
Mais pour lui, cela fait partie du jeu. « C’est le prix à payer quand on veut être compétitif dans trois compétitions. On savait qu’on devrait faire des sacrifices. »
Le Racing peut savourer. Mais déjà, le regard est tourné vers la suite.










