L’élimination est lourde, le constat est brutal. Après la défaite 4-0 de Mayence sur la pelouse de la Meinau, Urs Fischer n’a pas cherché d’excuses. L’entraîneur suisse du club allemand a reconnu, avec une rare franchise, la supériorité totale du Racing Club de Strasbourg.
« On a été complètement dépassés », a-t-il lâché. « Il faut le dire clairement. »
Dès les premières minutes, son équipe n’a jamais été en mesure de rivaliser. « On n’a jamais eu le contrôle du match. On n’a jamais trouvé de rythme, jamais de calme dans notre jeu. On a perdu énormément de ballons. » Avant de conclure, sans détour : « Strasbourg nous a mangés. »
Une équipe dépassée dans tous les secteurs
Face à l’intensité mise par les Strasbourgeois, Mayence n’a jamais trouvé de solution. Ni techniquement, ni tactiquement. Les erreurs se sont accumulées, notamment sur les derniers buts encaissés.
« Sur le troisième et le quatrième but, notre organisation n’est plus bonne. On n’arrive même pas à empêcher les centres. Trois joueurs… et personne n’intervient », regrette Fischer.
Un manque de rigueur, mais aussi de lucidité, qui a coûté cher à son équipe dans un moment où tout s’emballait.
« Je ne peux pas l’expliquer »
Au-delà de l’analyse, c’est l’incompréhension qui domine chez le technicien allemand. « Je ne peux pas l’expliquer aujourd’hui. On a été dépassés par la situation, par le match, par l’adversaire. »
Une soirée noire, tout simplement. « Ce sont des jours comme ça », glisse-t-il, fataliste.
Une élimination difficile à digérer
Malgré la déception, Urs Fischer a tenu à rappeler le parcours de son équipe, arrivée jusqu’en quart de finale. « On peut être fiers d’être allés jusque-là », reconnaît-il.
Mais difficile de trouver les mots après un tel revers. « Après un match comme celui-là, c’est compliqué de dire quelque chose. »
Un manque de maîtrise… jusqu’au bout
Même après le coup de sifflet final, la frustration s’est fait ressentir côté allemand. Des tensions sont apparues sur la pelouse, que Fischer regrette.
« Quand on perd 4-0, il faut féliciter l’adversaire. On ne doit pas se laisser provoquer. »
Déjà tourner la page
Pas le temps de s’attarder sur cette élimination. Le calendrier impose déjà un nouveau défi.
« On n’a pas le temps d’analyser ce match en profondeur. On doit se concentrer sur le prochain, face à Gladbach. »
Une manière de tourner rapidement la page… même si la claque reçue à la Meinau laissera forcément des traces.










