Après la défaite du Racing face à Toulouse ce dimanche à la Meinau, Gary O’Neil avait déjà le regard tourné vers jeudi. Dans quelques jours, Strasbourg disputera l’un des matchs les plus importants de son histoire récente face au Rayo Vallecano, en demi-finale retour de Ligue Conférence. Battu 1-0 à l’aller, le Racing devra renverser la situation devant son public.
Et pour Gary O’Neil, une chose est claire : Strasbourg aura besoin de tout le monde.
“Nous aurons besoin d’énergie positive. De l’énergie dans tout le stade, comme contre Mayence. Quand nous sommes arrivés face à Mayence, l’endroit était fou. Nous avons besoin de ça à nouveau.”
Le coach strasbourgeois sait que ses joueurs auront besoin d’un soutien total. Après deux défaites consécutives, face au Rayo puis contre Toulouse, le Racing devra retrouver de la force, de l’intensité et de la confiance. Et Gary O’Neil compte sur la Meinau pour pousser son équipe.
“Nous allons avoir besoin de beaucoup d’aide de la part de tout le monde autour du club, dans le stade. Les joueurs vont avoir besoin de soutien, d’être portés.”
L’entraîneur anglais promet que son équipe répondra présente dans l’engagement.
“Nous apporterons de l’énergie. Nous apporterons de l’enthousiasme, de l’intensité. Et je sais que les supporters apporteront la même chose.”
Pour Gary O’Neil, le match de jeudi doit être vécu comme une union totale entre l’équipe et son public.
“Nous pouvons créer quelque chose à nouveau, ensemble. Espérons quelque chose de spécial. Mais ce sera très difficile.”
“Plus on se rapproche de quelque chose, plus cela devient difficile”
Gary O’Neil a aussi tenu à rappeler que les grands matchs ne se gagnent jamais facilement. Le précédent face à Mayence, où Strasbourg avait renversé une situation mal embarquée, peut servir d’exemple. Mais il ne doit surtout pas donner l’impression que ce genre d’exploit est simple.
“Je pense que le fait que nous étions menés 2-0 contre Mayence, que nous ayons gagné, et que tout le monde se soit dit : ‘Oh, ça avait l’air assez facile’… Ce n’est pas facile.”
Jeudi, Strasbourg devra peut-être encore traverser des moments compliqués. Le coach s’y prépare déjà.
“Peut-être que jeudi, nous devrons subir un autre coup dur ou affronter quelque chose de difficile. Mais c’est toujours comme ça.”
Puis Gary O’Neil a lâché une phrase forte, qui résume parfaitement l’enjeu de cette semaine.
“Plus vous vous rapprochez de réussir quelque chose, plus cela devient difficile.”
Le Racing est à 90 minutes d’une finale européenne. Mais pour y parvenir, il faudra livrer un match total.
“Jeudi, nous apporterons tout ce que nous avons. Nous nous battrons sur chaque ballon.”
L’objectif sera aussi de rendre la soirée irrespirable pour le Rayo Vallecano, comme les Strasbourgeois l’avaient eux-mêmes vécu en Espagne.
“Nous utiliserons la foule et le bruit pour créer une atmosphère difficile pour Vallecano, comme cela l’a été à Madrid pour nous.”
Une saison “incroyable”, mais épuisante
Gary O’Neil a ensuite pris du recul sur cette saison si particulière. Une saison intense, éprouvante, où le Racing a dû jongler entre le championnat, la Coupe de France et la Ligue Conférence.
“Cela a été une saison intéressante. C’est un parcours incroyable, éprouvant pour moi et pour le groupe, parce qu’il a fallu essayer de trouver la bonne solution tellement souvent, tous les trois jours. La bonne solution, la bonne solution.”
Le coach anglais a aussi expliqué les choix forts réalisés cette saison. Selon lui, si le Racing avait voulu sécuriser l’Europe uniquement par le championnat, il aurait fallu tout miser sur la Ligue 1.
“Si nous voulions garantir le football européen, alors nous aurions dû aligner la meilleure équipe en championnat à chaque match.”
Mais la situation a changé au fil de la saison. En avançant loin dans les coupes, Strasbourg s’est retrouvé face à une opportunité immense.
“Nous aurions dû changer l’équipe dans les coupes, parce que dans les coupes, tout peut arriver.”
“Mais quand vous êtes si proches, quand vous êtes en demi-finale de Coupe de France et en quart de finale de Ligue Conférence, vous n’avez pas d’autre choix que de pousser pour ces compétitions.”
Gary O’Neil assume donc les décisions prises.
“Nous avons essayé. Nous avons poussé très, très fort.”
Et malgré la frustration en championnat, il refuse de dire que le Racing a abandonné la Ligue 1.
“Je n’abandonne jamais le championnat. En championnat, nous allons essayer de prendre neuf points lors des trois prochains matchs.”
L’entraîneur strasbourgeois veut encore croire à une fin de saison heureuse sur tous les tableaux.
“On ne sait jamais, peut-être que nous finirons devant Monaco, peut-être que Lens gagnera la Coupe. Donc nous nous battons pour ça.”
Mais il assume pleinement la priorité donnée aux grands rendez-vous de coupe, avec une phrase très claire :
“La décision d’essayer de gagner la Ligue Conférence et la Coupe, je pense que c’était la bonne décision.”
Et si cette saison ne se termine pas comme espéré, Gary O’Neil promet déjà que le Racing reviendra plus fort.
“Et si ça ne fonctionne pas, la saison prochaine, nous nous battrons à nouveau et nous ferons mieux en championnat.”
Jeudi, le Racing jouera donc bien plus qu’un match. Il jouera une place en finale européenne, une partie de son histoire, et peut-être la validation d’un choix fort : celui d’avoir tout donné pour aller chercher un trophée.
Gary O’Neil l’a dit : il faudra de l’énergie, du bruit, du combat, et une Meinau prête à faire trembler le Rayo.
Le Racing est dos au mur. Mais il est encore vivant.












