À seulement 20 ans, Mike Penders impressionne déjà par sa sérénité. Depuis son arrivée dans les cages du Racing Club de Strasbourg, le jeune gardien belge dégage une maturité étonnante, comme s’il avait déjà vécu des dizaines de grands rendez-vous. À quelques heures de la demi-finale retour de Ligue Conférence face au Rayo Vallecano, ce soir à 21h à la Meinau, il a été interrogé sur cette capacité à rester calme malgré la pression.
Pour lui, la clé est simple : ne pas changer son approche, peu importe l’enjeu.
“Personnellement, je prends chaque match l’un après l’autre.”
Même une demi-finale européenne ne modifie pas fondamentalement sa manière d’aborder une rencontre.
“Pour moi, il n’y a pas une grande différence entre une demi-finale maintenant et le début de la Ligue Conférence.”
Cela ne veut pas dire que Mike Penders banalise le moment. Le gardien strasbourgeois sait parfaitement ce que représente cette soirée pour le club, les supporters et toute l’Alsace.
“Bien sûr, il y a toujours quelque chose de spécial.”
Avant d’ajouter :
“Comme vous venez de le dire, nous pouvons écrire l’histoire du club.”
Mais au lieu de se laisser écraser par l’enjeu, Penders préfère s’appuyer sur le travail réalisé au quotidien. La préparation, l’entraînement, les repères collectifs : voilà ce qui lui permet d’entrer dans ce type de match avec confiance.
“Avec une bonne préparation à l’entraînement, j’ai un bon sentiment avant le match.”
Le gardien du Racing insiste aussi sur l’importance de ses coéquipiers. Très impliqué dans le jeu au pied et dans la possession, il se sent rassuré par la qualité du groupe autour de lui.
“Avec l’équipe que nous avons maintenant, on peut avoir beaucoup de confiance en tant que gardien aussi, parce que je suis beaucoup impliqué, surtout dans la possession du ballon.”
Pour Mike Penders, la confiance dans ses partenaires est directement liée à son calme.
“Si tu peux faire confiance à tes coéquipiers, alors je suis encore plus calme.”
Cette sérénité vient aussi de son caractère. Là où beaucoup pourraient se crisper dans une Meinau à guichets fermés, lui semble au contraire se nourrir de ces ambiances.
“Je pense que c’est aussi un peu ma personnalité de rester calme pendant les grands matchs.”
Et le jeune gardien va même plus loin : il aime ces moments-là. Il aime sentir le stade vivre, que l’ambiance soit hostile comme à Vallecas ou totalement acquise à sa cause comme ce soir à la Meinau.
“J’aime ça aussi, en réalité. Quand j’ai tout un stade, même là-bas, quand tout le stade est contre toi ou avec toi, ça donne toujours quelque chose en plus.”
Chez lui, la pression ne semble pas paralyser. Elle l’apaise presque.
“Moi, ça me rend calme.”
Avant de conclure avec une phrase qui résume parfaitement son état d’esprit :
“Quand tu as une équipe comme celle-ci, je ne peux qu’être calme en tant que gardien.”
Ce soir, le Racing aura besoin de tout : d’intensité, de caractère, de justesse, d’un public en fusion, mais aussi d’un gardien capable de rester froid dans les moments brûlants. À 20 ans, Mike Penders s’apprête à vivre l’un des matchs les plus importants de sa jeune carrière. Et à l’écouter, il l’aborde avec une sérénité déjà impressionnante.











