Deux joueurs sur onze au-dessus de la moyenne. C’est tout ce que les trois rédactions qui ont noté la défaite 2-1 au Paris FC ont trouvé à sauver. Sur les trente-trois notes distribuées par Direct Racing, L’Équipe et les DNA aux titulaires du Racing, vingt-cinq sont inférieures à 5. La moyenne du onze s’établit à 3,6.
Ismaël Doukouré est le seul à sortir franchement du lot, avec 6, 6 et 7, soit 6,3 de moyenne et la seule note supérieure à 6 de toute la soirée, signée des DNA. Filip Jørgensen le suit de très près, et avec une régularité qu’aucun autre joueur n’obtient : 6 partout. Le gardien danois et le défenseur central sont, sans surprise, les deux hommes qui ont eu le plus de ballons à négocier face aux dix-sept tirs parisiens.
Trois 2 sur 10 pour Direct Racing
En bas de tableau, le verdict est unanime, au sens strict. Samir El Mourabet et Giovanni Reyna récoltent 2 des trois médias, sans la moindre nuance. Pour le premier, titularisé pour la première fois de la saison et auteur d’une erreur sur la rencontre, l’entraîneur du Racing a tenu à prendre les choses à son compte : « Le seul fautif, c’est moi », a répété Hugo Oliveira, avant d’ajouter à propos de son milieu : « J’espère qu’il aura le courage de faire encore des erreurs. » Jacobo Ortega, dans l’axe de l’attaque, n’obtient guère mieux avec 2,3 de moyenne.
Les trois rédactions se rejoignent sur quatre joueurs au total, et ce n’est jamais pour dire du bien de la soirée collective : Jørgensen à 6, Gessime Yassine à 4, El Mourabet et Reyna à 2. Sur le reste, les écarts restent contenus, à deux exceptions près. Genesis Antwi va de 3 chez nous à 5 chez les DNA, et Jeyland Mitchell récolte un 4 de L’Équipe quand les DNA lui mettent 2, le plus grand désaccord de la soirée.
Direct Racing est le plus sévère des trois médias, avec 3,5 de moyenne, devant L’Équipe et les DNA à égalité à 3,7. L’écart est mince, et il dit surtout que personne, samedi soir, n’a vu le même match que le Racing avait proposé à Troyes ou contre Monaco.
La deuxième plus mauvaise soirée de la saison
Car ces 3,6 de moyenne collective prennent une autre dimension quand on les replace dans la saison. Le Racing avait obtenu 3,5 après la déroute du Vélodrome lors de la première journée, 5,9 contre Lens, 6,3 à Troyes et 5,3 contre Monaco. Jean-Bouin est donc la deuxième plus mauvaise soirée de l’exercice, à un dixième et demi de point de la gifle marseillaise. Avec cette différence qu’il n’y avait cette fois ni quatre buts encaissés, ni rien d’infamant au tableau d’affichage : juste une équipe qui n’a pas existé.








