Après le match nul (1-1) face au RC Lens, Gary O’Neil a livré une analyse complète de la situation du Racing Club de Strasbourg. Entre constance dans les performances, gestion du calendrier et retours attendus, le technicien anglais s’est voulu rassurant.
« Je n’ai pas vraiment constaté de grosses irrégularités », a-t-il expliqué. « Bien sûr, on ne sera jamais parfaitement fluides en permanence. Mais à part un passage difficile à Marseille, un début compliqué au Havre pendant 25 minutes et peut-être 30 minutes aujourd’hui, nous avons été très constants depuis mon arrivée. »
O’Neil insiste sur l’exigence quotidienne imposée à son groupe :
« Même lors du premier match contre Avranches, où il aurait été facile de ne pas produire notre meilleur niveau, nous avons été très sérieux et agressifs. Nous sommes jugés chaque jour, que ce soit contre le PSG, contre Avranches ou contre Lens. »
Un calendrier exigeant
La suite s’annonce dense pour le Racing, engagé sur plusieurs fronts. Le coach en est pleinement conscient et évoque déjà une adaptation de ses séances d’entraînement :
« Ça ne veut pas dire moins de jours d’entraînement, mais peut-être des séances un peu plus courtes tout en gardant la même fréquence. L’idée, c’est surtout de travailler sur la récupération. »
Le turn-over est prévu, mais pas à n’importe quel prix :
« On va essayer de faire tourner, évidemment. Mais l’idée, c’est de tourner sans affaiblir l’équipe, sans perdre le niveau par rapport à l’adversaire. On sait que le calendrier est difficile, mais on est prêts. »
Des retours attendus
Pour tenir le rythme, Strasbourg aura besoin de tout son effectif.
« C’est aussi pour ça qu’on espère récupérer nos blessés le plus vite possible. Nous devons remettre Datro Fofana en forme, récupérer Anselmino, faire revenir Emanuel Emegha, Amo-Ameyaw, Chilwell… Nous aurons besoin de tout le monde. »
Bonne nouvelle : Amo-Ameyaw, Fofana et Chilwell pourraient être de retour pour la réception du Stade de Reims mardi soir à la Meinau.
« Nous n’aurons pas besoin de 13 joueurs, mais de 23. Avec les déplacements, les matchs et l’intensité à laquelle nous voulons jouer, il faudra tout le monde. »
Une ambition assumée
Malgré la charge des matchs, l’enthousiasme est intact :
« Le groupe est enthousiaste. C’est aussi pour ça qu’on fait ce métier : pour jouer des matchs importants tous les trois jours. L’équipe est en forme, on est dans un bon moment et on veut essayer de maintenir cette dynamique jusqu’au 27 mai, si possible jusqu’à une finale. »
Et O’Neil de conclure, avec un message clair à ceux qui doutent de sa gestion :
« Je sais que certains disent que je parle de rotation sans la faire pour l’instant. Mais ça va venir. Il y aura du turn-over. L’objectif, si on le peut, c’est d’être compétitif dans les trois compétitions. »









