Ce soir on saura. Ce soir, vers 22h45 et plus si affinités, on doit s’attendre à voir quelque chose dans leurs yeux, dans leurs tripes, dans leur jeu. Quelque chose qui justifiera ce pour quoi ils se sont battus cette saison, ce pour quoi ils ont rêvé après chaque tour européen en disant qu’ils voulaient la gagner, ce pour quoi ils pourront ensuite garnir leur palmarès et jouir d’une meilleure cote pour partir ensuite dans les meilleurs clubs européens. Car avec ce Racing version Blue&Co, les regards ont changé. Faire six bons mois à Strasbourg veut dire beaucoup désormais. Alors il n’y aura pas de trophée ce soir en cas d’exploit. Seulement la confirmation que ces gars-là auront tout donné pour rendre fiers les Strasbourgeois même s’ils ne connaissaient rien du club pour la plupart.
C’est plus qu’un quart de finale retour. C’est l’histoire du club qui s’écrit, 46 ans après avoir été aussi loin dans une compétition européenne. C’est un exploit à créer en remontant deux buts, à la maison et contre une équipe allemande bien moins à l’aise hors de ses bases. C’est la réaction à leur première défaite de la saison en Ligue Conférence. C’est un événement qui pourrait les rendre plus forts, plus sereins, plus unis. C’est une qualification qui pourrait leur ouvrir la voie à tout le reste dans ce tableau. Car quand on revient d’aussi loin, on peut aller aussi haut. C’est une soirée qu’ils peuvent ne jamais oublier, une soirée qui leur fera prendre des années d’expérience. On le sait depuis que nous avons la plus jeune équipe d’Europe, l’expérience n’est pas une question d’âge, c’est une question de vécu. Ces joueurs-là nous ont surpris chaque semaine depuis des mois, animent une équipe bien souvent plaisante malgré les mouvements incessants dans l’effectif, et crient haut et fort que l’ambition fait leur force. Alors ce soir est une belle occasion de le montrer. Faites-le pour la ville, le peuple strasbourgeois, pour votre ami Joaquin Panichelli, et faites le pour vous. Ce soir on saura.









