À la veille du quart de finale retour de Ligue Conférence entre Strasbourg et Mayence, Urs Fischer ne se fait aucune illusion. Malgré l’avantage pris à l’aller (2-0), l’entraîneur suisse du club allemand s’attend à un match totalement différent dans une Meinau annoncée bouillante.
Et le ton est donné. « Je m’attends à un feu d’artifice de la part de Strasbourg », a-t-il déclaré en conférence de presse. « Je pense qu’ils vont essayer d’allumer ce feu d’artifice dès la première seconde. »
Un message clair, qui traduit la crainte d’un début de match très intense côté strasbourgeois. Le Racing, dos au mur, devrait en effet attaquer d’entrée pour tenter de renverser la situation.
Une atmosphère redoutée
Urs Fischer a même pris le temps de visiter le Stade de la Meinau avant la rencontre. Et il sait à quoi s’attendre.
« Quand le stade sera plein et que l’étincelle jaillira, il y aura une atmosphère fantastique ici. »
Un constat qui en dit long sur le respect accordé au public strasbourgeois. Dans ce type de rencontre, l’ambiance peut rapidement devenir un facteur déterminant.
Le coach de Mayence insiste donc sur un point essentiel : son équipe devra être prête.
« Nous devons être préparés à cela. »
L’expérience comme arme
Du côté des joueurs, le discours va dans le même sens. Dominik Kohr, cadre de l’équipe allemande, sait que le scénario idéal serait de rapidement calmer les ardeurs alsaciennes.
« Ce serait parfait si nous marquions dans les dix premières minutes », confie-t-il.
Un but rapide permettrait en effet d’éteindre l’enthousiasme de la Meinau et de compliquer encore davantage la tâche du Racing.
Mais au-delà du scénario, Kohr met en avant un autre atout : l’expérience.
« Nous avons une équipe plus expérimentée, avec des joueurs plus âgés que ceux de Strasbourg. Nous devons utiliser cette expérience. »
Une préparation adaptée, sans excès
Pour un match à élimination directe, la préparation est forcément particulière. Mais Urs Fischer refuse de tomber dans l’excès.
« La Bundesliga, c’est le quotidien. Les joueurs connaissent les stades, les ambiances », explique-t-il.
Mais les soirées européennes, elles, ont une saveur différente. « C’est une atmosphère à laquelle on n’est pas habitué. Il faut préparer les joueurs à ce qu’ils vont vivre. »
Sans pour autant les surcharger. « Il faut trouver le bon équilibre : leur donner les informations nécessaires, sans en faire trop. »
Un duel sous tension
À quelques heures du coup d’envoi, le décor est planté. Strasbourg s’apprête à attaquer, poussé par tout un stade. Mayence, lui, se prépare à résister et à frapper au bon moment.
D’un côté, un feu d’artifice annoncé. De l’autre, une équipe expérimentée prête à gérer la tempête. La Meinau, elle, attend déjà l’étincelle.









