Présent en conférence de presse avant le déplacement du Racing à Angers, ce dimanche à 21h, Samuel Amo-Ameyaw est revenu sur l’élimination douloureuse face au Rayo Vallecano en demi-finale de Ligue Conférence. Le jeune Strasbourgeois n’a pas caché la tristesse du groupe, mais il a aussi rappelé l’urgence : relever la tête, gagner les trois derniers matchs et continuer à croire à l’Europe par le championnat.
“Évidemment, le sentiment est triste. C’était une journée triste pour nous. Tout le monde était très ému. Nous avons essayé de faire de notre mieux pour aller en finale, mais malheureusement, cela n’a pas suffi. Maintenant, nous devons continuer à nous battre sur ces trois derniers matchs. On ne sait jamais ce qui peut arriver. J’espère que nous pourrons obtenir l’Europe, mais nous verrons. C’était une journée très émotionnelle.”
Pour Samuel Amo-Ameyaw, le Rayo n’était pas une marche trop haute pour le Racing. Strasbourg avait les moyens de passer, mais n’a pas su mettre assez d’intensité et de qualité dans son match retour.
“Je ne pense pas que la marche était trop haute. Je pense que nous étions largement capables de gagner ce match. Mais nous avons été trop lents dans certains aspects du jeu. À ce niveau en Europe, si tout le monde n’est pas à son niveau, ce n’est pas suffisant. Nous avons été punis, et il faut rendre hommage au Rayo Vallecano, parce qu’ils ont été bons sur les deux matchs. Nous devions être à ce niveau-là, et malheureusement, nous ne l’avons pas été.”
Le jeune offensif strasbourgeois a précisé ce qu’il entendait par ce manque de vitesse dans le jeu.
“Il n’y avait pas assez d’urgence par moments. Nous avons parfois manqué de qualité, et tout le monde connaît la qualité que nous avons dans cette équipe. Comme je l’ai dit, beaucoup de joueurs n’étaient pas à leur niveau habituel. Et à ce niveau-là, vous pouvez être punis. Malheureusement, nous l’avons été.”
Après cette immense déception, le groupe a eu besoin de souffler. Mais le calendrier ne laisse pas vraiment le temps de s’attarder sur la douleur.
“Nous avons eu un jour de repos hier, pour permettre à tout le monde de se vider un peu la tête. Je pense que tout le monde était plus détendu. Aujourd’hui, nous en avons parlé un peu, mais au final, notre attention est tournée vers le prochain match, Angers. Nous devons vite passer à autre chose, parce que notre calendrier est fou. Nous jouons tous les trois jours, donc il faut très vite changer de focus. Oui, les gens sont encore déçus, mais notre attention doit maintenant être sur Angers.”
Le Racing peut encore croire à l’Europe, même si la marge est faible. Pour Amo-Ameyaw, l’objectif reste clair : gagner les trois derniers matchs, peu importe le contexte.
“Oui, bien sûr. Même si l’Europe n’était pas en jeu, les trois derniers matchs doivent être gagnés. Quand nous entrons sur un terrain, notre objectif doit être de gagner. On ne sait jamais ce qui peut arriver avec Monaco devant nous et Marseille. Nous devons simplement pousser sur ces trois derniers matchs, et nous verrons.”
Le joueur assure que le groupe croit encore en ses chances.
“Nous avons totalement confiance en nous pour aller gagner ces trois matchs. Monaco a des matchs difficiles, Marseille aussi, et Marseille n’est pas dans la meilleure période en ce moment. Nous devons être prêts à gagner ces trois matchs. Nous avons Angers, puis Brest, puis Monaco lors du dernier match de la saison. Il faut être prêts, et on verra ce qui se passera.”
Sur un plan personnel, Samuel Amo-Ameyaw reconnaît que sa saison n’a pas été à la hauteur de ses attentes. Peu utilisé, il veut profiter des dernières rencontres pour montrer ce dont il est capable.
“Pour moi, évidemment, la saison n’est pas aussi bonne que je l’aurais voulu. Ce genre de choses peut arriver. Je dois être fort mentalement et physiquement pour garder la tête au bon endroit. Je n’ai pas joué autant que je l’aurais souhaité, et cela peut aussi venir de moi. Mais il reste trois matchs cette saison. J’espère que, dans le temps de jeu que j’aurai, je pourrai me montrer et montrer ce dont je suis capable.”
Le calendrier infernal a aussi pesé sur le groupe. Entre les retours de blessure, les joueurs diminués et l’enchaînement des matchs, Strasbourg a dû apprendre dans la douleur ce que signifie jouer tous les trois jours.
“Si vous regardez les deux dernières semaines, nous n’avons pas vraiment eu beaucoup de repos. Nous avons des joueurs qui ont joué en revenant de blessure lors du dernier match, Barco, Guéla. Guéla a été malade pendant peut-être trois semaines. Donc ce n’est pas facile.”
Mais Amo-Ameyaw estime que ce type d’expérience doit faire grandir le Racing.
“À ce niveau-là, c’est ce qu’il faut gérer. Les très grands clubs, le Real Madrid, le Bayern, ces équipes doivent gérer ce genre de calendriers. Pour nous, c’était la première fois, donc c’était difficile. Mais cela nous montre aussi que nous sommes capables de jouer ce type de matchs, avec ce type de calendrier. Tout le monde dans cette équipe doit être prêt à jouer, surtout quand le calendrier est aussi fou.”
Enfin, le jeune joueur a évoqué ce qu’il devait apporter lorsqu’il est appelé sur le terrain.
“Personnellement, je dois simplement jouer mon jeu. Quand on fait appel à moi, je dois être prêt à apporter quelque chose. Le dernier match que j’ai joué avant l’Europe, j’ai marqué, et cela m’a donné de la confiance. J’espère pouvoir continuer comme ça sur les trois derniers matchs.”
Après le rêve brisé face au Rayo, le Racing n’a donc plus le choix. Il doit se relever vite, très vite. À Angers, Samuel Amo-Ameyaw et ses coéquipiers joueront plus qu’un simple match de championnat : ils joueront leur capacité à répondre après une immense déception, et peut-être leur dernière chance de croire encore à l’Europe.












