À la veille d’un rendez-vous décisif face à Mayence en quart de finale retour de la Ligue Conférence, Gary O’Neil a été interrogé sur le contexte financier entourant le Racing Club de Strasbourg, marqué ces derniers jours par la publication du déficit du club.
Une question qui n’a visiblement que très peu d’importance aux yeux de l’entraîneur strasbourgeois.
« Honnêtement, je n’y pense pas du tout », a-t-il d’emblée répondu. Pour le technicien anglais, les considérations financières ne relèvent pas de son rôle. « L’argent, c’est le problème de quelqu’un d’autre. Moi, je crois que le club est dans une bonne situation. À ma connaissance, il n’y a aucune inquiétude financière. »
Un message clair, qui tranche avec certaines inquiétudes exprimées ces derniers jours. O’Neil insiste : son quotidien, celui du vestiaire et du staff, est totalement déconnecté de ces enjeux économiques.
Et surtout, à l’approche d’un match aussi important, une seule chose compte.
« Si on gagne demain, la dernière chose à laquelle je penserai, ce sera l’argent », affirme-t-il. « Je ne penserai qu’aux joueurs, au travail qu’ils ont accompli, et aux supporters, qui méritent de vivre une demi-finale de Ligue Conférence pour tout le soutien qu’ils apportent au club. »
Dans son discours, le coach du Racing recentre totalement le débat. L’objectif n’est pas financier, il est sportif et émotionnel.
« Il s’agit de construire quelque chose dont on peut tous être fiers. C’est ça qui nous motive, c’est ça qui me motive chaque matin quand je me lève pour aller travailler. Faire quelque chose de mémorable, pas gagner de l’argent. »
À la veille d’un match qui peut marquer l’histoire récente du club, le message est limpide : le Racing joue pour l’exploit, pour ses supporters, et pour écrire une nouvelle page.
« Demain, c’est une question de fierté. Et de pousser ce club vers quelque chose qu’il n’a pas réalisé depuis longtemps. »










