Le vestiaire parisien n’a pas laissé son entraîneur seul. Au lendemain de la fin de match tendue de Jean-Bouin, Pierre Lees-Melou a pris la parole en zone mixte pour défendre Liam Rosenior, et le capitaine du Paris FC n’a pas pris de gants.
« Il est humain. Quand vous vous faites chambrer ou insulter pendant 45 minutes… Les mecs, si vous chambrez, il faut accepter de se faire chambrer en retour. Sinon, vous ne dites rien », a déclaré le milieu de terrain, dans des propos rapportés par RMC Sport.
« Il n’aurait pas eu cette réaction »
L’ancien Niçois va plus loin et renverse la chronologie : pour lui, la réaction de son entraîneur n’existe pas sans ce qui l’a précédée. « Si le coach ne s’était pas fait insulter et chambrer pendant tout le match, il n’aurait pas eu cette réaction. C’est humain. Si vous chambrez, il faut accepter de se faire chambrer en retour. C’est tout ce que j’ai à dire. »
Le capitaine parisien met donc sur le même plan les chants du parcage et les gestes de son entraîneur au coup de sifflet final, quand Liam Rosenior s’est dirigé vers la tribune alsacienne pour la chambrer largement, provoquant une brève échauffourée entre les deux équipes. En conférence de presse, l’entraîneur du Paris FC avait employé un autre mot : celui de respect. « Une petite partie des supporters de Strasbourg a manqué de respect à ma famille. Mais je tiens à être très clair : il ne s’agit que d’une petite partie. Strasbourg est un club de football fantastique. Ma façon de célébrer était un message adressé au groupe de personnes qui n’ont jamais voulu que je réussisse dans ce club. »
Arrivé à la Meinau à l’été 2024, Rosenior était parti en janvier 2026 pour Chelsea, qui l’a remercié trois mois plus tard. Il a rebondi au Paris FC cet été, et son équipe est désormais troisième de Ligue 1 après cinq journées. Le Racing est septième. Les deux clubs se retrouveront à la Meinau lors de la phase retour.








